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Le Conseil d'Etat neuchâtelois est préoccupé par les graves problèmes financiers de Petroplus, propriétaire de la raffinerie de Cressier. L'agence de notation américaine Standard & Poor's a pour sa part abaissé la perspective de Petroplus de "B" à "CCC+"

Le scénario le plus probable, selon le ministre de l'économie Thierry Grosjean, est que Petroplus se sépare d'une ou plusieurs raffineries. A ses yeux, il ne s'agirait pas forcément de celle de Cressier. Des investisseurs pourraient aussi manifester leur intérêt pour une reprise, avance-t-il.

Petroplus est au bord de l'asphyxie financière, après l'annonce mardi du gel par ses banques d'une ligne de crédit d'environ un milliard de dollars, jugée indispensable au bon fonctionnement de ses opérations. La nouvelle avait provoqué l'effondrement de l'action du groupe à la Bourse suisse.

Grand risque de faillite

La firme zougoise, qui ne peut plus acheter de pétrole, risque de se retrouver à sec dans les jours qui viennent. Certains analystes évoquent même un très grand risque de faillite. L'avenir de Petroplus dépend désormais du succès des négociations menées avec les banques.

La branche du raffinage est certes dans une situation difficile avec des marges très faibles, reconnaît Thierry Grosjean. Le cas de Cressier est toutefois un peu différent, selon lui. La raffinerie pourrait profiter de sa petite taille avec sa capacité de traitement de pétrole brut de 68'000 barils par jour. De plus, c'est la seule raffinerie de Suisse avec celle de Collombey (VS), note-t-il.

Stocks pour trois semaines

Un avis que ne partagent pas plusieurs analystes. Les sites de Cressier et de Petit-Couronne, en France, non loin de Rouen (Seine-Maritime), affichaient la plus faible rentabilité au troisième trimestre, font remarquer des experts.

La raffinerie de Cressier dispose encore de stocks pour une période d'environ trois semaines, selon les informations de Thierry Grosjean. Un dépôt de bilan coûterait cher aux banques, souligne-t-il.

ATS