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La marge bénéficiaire de la branche MEM demeure faible, pointe Swissmechanic (image symbolique).

KEYSTONE/GAETAN BALLY

(sda-ats)

Le franc fort maintient dans la difficulté les PME de l'industrie des machines, de l'électronique et de la métallurgie (MEM). Des carnets de commandes peu remplis en Suisse et une conjoncture faiblement positive ne leur laissent aucun répit, s'alarme Swissmechanic.

Presque la moitié des petites et moyennes entreprises (PME) souffrent d'un manque de commandes, et 44% n'ont pas de production assurée au-delà de quatre semaines, fait ressortir jeudi Swissmechanic en publiant les résultats de son sondage trimestriel, que l'association faîtière de branche MEM a mené auprès de ses 1400 membres.

L'activité accrue dans la zone euro pousse de nombreux sous-traitants helvétiques à renoncer, pointe Swissmechanic. Car si les PME arrivent certes à mettre en oeuvre des mesures de stabilité, elles ne peuvent le faire que de manière différée et moins facilement que les grandes entreprises.

"L'écart entre les grandes entreprises et les PME de l'industrie MEM continue de s'agrandir", relève le directeur de Swissmechanic Oliver Müller, cité dans le communiqué. Il s'agit d'une situation "historique", observe la faîtière.

S'appuyant sur les analyses du Centre de recherches conjoncturelles (KOF) de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich, Swissmechanic constate que les attentes des PME et des grandes entreprises ont changé depuis décembre 2014: alors que les premières jugent leur situation commerciale mauvaise, les secondes restent plutôt positives.

Faible marge bénéficiaire

Presque un tiers des PME ne sont pas contentes de leur chiffre d'affaires, et 38% dégagent un bénéfice insatisfaisant. La marge bénéficiaire de la branche MEM se situe autour de 8%.

Les PME agissaient jusqu'ici principalement sur leurs coûts et leur efficacité pour surmonter la force du franc. Le recul des marges, lié à des charges salariales élevées, n'a cependant pas pu être compensé dans un contexte de volatilité et de concurrence globale, note Swissmechanic.

L'association calcule que plus de 12'000 postes ont été supprimés en Suisse depuis l'abandon, mi-janvier 2015, du taux plancher liant franc et euro par la Banque nationale suisse (BNS).

Les rentrées de commandes en Suisse et en Europe sont attendues au même niveau pour le semestre à venir. Si l'Union européenne (UE) reste le marché le plus important, son instabilité actuelle doit pousser à voir plus loin, estime Swissmechanic.

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ATS