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Entre le 1er janvier 2016 et le 1er novembre 2017, le nombre de personnes détenues a atteint 69'307, contre 66'678 pour l'exercice précédent (archives).

KEYSTONE/AP/CHRISTOPHE ENA

(sda-ats)

La situation est toujours critique dans les prisons françaises. La surpopulation s'est encore aggravée, a déclaré mercredi la Contrôleure générale des lieux de privation de liberté (CGLPL), Adeline Hazan, en présentant son rapport annuel.

Entre le 1er janvier 2016 et le 1er novembre 2017, le nombre de places opérationnelles des établissements pénitentiaires est passé de 58'561 à 59'151, peut-on y lire. Celui des personnes détenues a atteint 69'307, contre 66'678 pour l'exercice précédent.

En visite à Agen, Emmanuel Macron a promis le 6 mars de renforcer l'effectivité des peines prononcées par la justice, à la fois en favorisant les mesures alternatives aux détentions courtes et en durcissant les conditions d'aménagement des peines plus longues. Une annonce dont Adeline Hazan s'est réjouie.

"La suppression des peines de moins d’un mois est une bonne chose. Il faut absolument privilégier les peines alternatives", a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse.

"Ce qui me paraît négatif, c'est le fait que les aménagements de peine entre un an et deux ans soient supprimés. C’est totalement infondé", a-t-elle poursuivi, faisant part de sa déception sur l'absence de mesures concernant la régulation carcérale, la comparution immédiate et la détention provisoire.

Plus de détenus mineurs

Elle s'inquiète également de la hausse du nombre de mineurs détenus, qui est passé de 775 en 2016 à 851 un an plus tard. "Les dernières missions montrent que de plus en plus de mineurs non accompagnés sont incarcérés et cela peut expliquer la surpopulation dans ces lieux", a-t-elle souligné.

Adeline Hazan a, par ailleurs, demandé aux députés de la commission des lois, qui examineront en avril le projet de loi asile et immigration, de supprimer la rétention administrative pour les familles avec enfant.

Enfin, la Contrôleure estime que le projet d'augmenter la durée de rétention, pour les étrangers en situation irrégulière, de 45 à 90 jours, voire 135 si la personne fait obstacle, est inacceptable et inutile. "La durée de rétention de 45 jours est dès à présent inutilement longue", a-t-elle expliqué. Elle recommande de la ramener à 32 jours. Une durée "amplement suffisante" dans la grande majorité des cas.

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ATS