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La compétitivité de la Suisse se dégrade, estime Thierry Mauvernay. Le patron de la biotech lausannoise Debiopharm juge vendredi dans deux journaux que le soutien public à l'innovation est insuffisant, alors que des pays proches se montrent plus accueillants.

Interrogé par Le Temps, Thierry Mauvernay considère que les statistiques mettant la Suisse en tête des pays les plus innovants sont "trompeuses". Les groupes Roche et Novartis, avec leurs entreprises associées, "fournissent à eux seuls près de 50% de l'innovation helvétique". Si vous les excluez, "la Suisse se situe dans la moyenne basse des pays occidentaux".

Le patron de Debiopharm relativise aussi le succès de la "Health Valley lémanique". Avec le départ des sociétés Shire, Merck Serono et Alexion Pharma, "l'arc lémanique manque de grosses sociétés de développement pharmaceutique (....) L'écosystème me paraît incomplet pour fonctionner et mériter le titre de Health Valley lémanique", affirme-t-il dans 24 heures.

Crédits d'impôts

Une "perle" comme Biocartis a préféré partir en Belgique en raison de conditions cadres meilleures, selon Thierry Mauvernay. D'autres vont se développer au Technopole d'Archamps en Haute-Savoie. Face à ces évolutions, le responsable préconise une aide publique renforcée à la recherche notamment par des crédits d'impôts.

"L'investissement est judicieux puisqu'il est largement remboursé par les impôts et taxes futurs payés par des personnes dotées de bonnes formations professionnelles", considère Thierry Mauvernay. Debiopharm a fêté jeudi à Martigny la rénovation de ses locaux valaisans où l'entreprise a investi plus de 125 millions de francs ces quinze dernières années. Fondé en 1979, avec son siège à Lausanne, le groupe emploie 350 personnes dont 70% de scientifiques.

ATS