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Trois des plus gros assureurs maladie de Suisse proposent que les seniors payent à l'avenir des primes plus élevées que les jeunes puisqu'ils occasionnent des coûts plus importants. Il s'agit selon eux de revoir le système basé sur le principe de la prime unique par tête.

Au vu de l'évolution démographique, la question se pose de savoir si ce système, la compensation des risques et la réduction individuelle des primes sont appropriées à l'avenir, ont indiqué jeudi devant la presse à Berne Helsana, Groupe Mutuel et Sanitas. Leur proposition part du constat selon lequel les jeunes paient aujourd'hui pour les plus âgés.

Ces trois caisses, qui réunissent à elles trois plus de deux millions d'assurés, se sont groupées en juillet dernier au sein de l'Alliance des assureurs maladie de Suisse (AAMS), une structure parallèle à santésuisse. Leur objectif est de lutter contre un surplus de réglementations et des fausses incitations dans le système de la santé.

Une des solutions

Comme les personnes âgées engendrent des coûts plus élevés, la prime unique par tête doit être reconsidérée. Des primes maladie plus hautes pour les seniors ne sont cependant qu'une des solutions possibles, a expliqué le directeur de l'AAMS Reto Dietschi à l'ats.

Les jeunes peuvent être soulagés par d'autres moyens qu'un barème des primes, par exemple par un fonds alimenté par les impôts, estime M. Dietschi. Aujourd'hui, plusieurs instruments financiers se superposent. L'AAMS entend maintenant analyser ces flux financiers.

Ainsi, des milliards de francs sont déplacés des jeunes vers les plus âgés. Ces sommes retournent ensuite en partie aux jeunes par le biais de réductions des primes financées par les impôts, souligne l'AAMS.

ATS