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Morgan Stanley et le secteur bancaire américain profitent des promesses de Donald Trump de revoir la réforme financière Dodd-Frank, qui limite notamment la spéculation et exige des grandes banques des niveaux de fonds propres élevés (archives).

KEYSTONE/AP/SETH WENIG

(sda-ats)

La banque d'affaires Morgan Stanley a dégagé de gros bénéfices au premier trimestre, clôturant ainsi mercredi sur une note positive une bonne moisson de résultats trimestriels pour le secteur bancaire américain.

L'établissement, dont le siège est au coeur de Manhattan à New York, a enregistré un bénéfice net de 1,84 milliard de dollars (1,82 milliard de francs) entre janvier et mars, en hausse de 74,4% sur un an. Ce résultat s'est traduit par un bénéfice par action ajusté de 1 dollar, soit 12 cents de plus que ce qu'anticipaient en moyenne les analystes financiers (88 cents).

Dopé par les activités de courtage de produits financiers, le chiffre d'affaires a augmenté pour sa part de 25% à 9,75 milliards, également supérieur aux 9,27 milliards escomptés.

C'est "notre plus solide trimestre des dernières années", a tenu à souligner le PDG James Gorman, cité dans le communiqué. S'il prévient que l'environnement est "incertain", M. Gorman se dit néanmoins "confiant", car "il y a des opportunités" à saisir.

Goldman Sachs déçoit

Morgan Stanley, qui clôturait la saison des résultats du premier trimestre des six grandes banques américaines, était très attendue après que sa rivale Goldman Sachs a déçu mardi les marchés financiers en faisant état d'une baisse des recettes générées par les activités spéculatives.

Les recettes générées par le courtage ont bondi de 38,7% à 5,15 milliards de dollars lors des trois derniers mois chez Morgan Stanley. La palme revient au trading des obligations, taux, devises et matières premières (FICC, revenus fixes) dont les recettes ont quasi doublé à 1,7 milliard de dollars.

Le courtage des produits financiers liés aux actions a généré 2 milliards de dollars de revenus contre 2,1 milliards au premier trimestre 2016. Cette diminution de 4% est due essentiellement à une hausse des coûts, assure Morgan Stanley, affirmant avoir observé en revanche une "amélioration" générale des conditions de marché. Autrement dit, la prise de risque est de retour.

Promesses de dérégulation

L'établissement a toutefois enregistré un recul de 16% à 496 millions de dollars des commissions perçues dans l'activité de conseil aux entreprises, principalement à cause d'un ralentissement des opérations de fusions-acquisitions.

Le secteur bancaire américain profite depuis novembre des promesses du président américain Donald Trump de revoir la réforme financière Dodd-Frank, qui limite notamment la spéculation et exige des grandes banques des niveaux de fonds propres élevés.

Le premier trimestre est en outre traditionnellement une bonne période pour les grandes banques car les gros investisseurs (hedge funds, fonds de pension, grandes entreprises, gouvernements...) font leurs arbitrages en début d'année et ajustent leurs portefeuilles, tandis que les entreprises sollicitent les marchés pour financer leurs projets.

ATS

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