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Les perspectives économiques moroses contraignent la SSR à se serrer la ceinture. Le budget de la direction générale et des unités de l'entreprise dans les différentes régions linguistiques du pays sera amputé de 20 millions de francs encore cette année.

La direction générale de la Société suisse de radiodiffusion et télévision (SSR) est concernée à hauteur de 5 millions de francs, les télévisions et radios de la Suisse romande (RTS) pour 5,5 millions, leurs pendantes alémaniques (SRF) 6,6 millions et l'unité de la Suisse italophone (RSI) 3,2 millions, a indiqué lundi Daniel Steiner, porte-parole de la SSR.

L'unité rhéto-romanche (RTR), à Coire, ainsi que Swissinfo (SWI) contribuent aussi aux économies. D'autres coupes ne sont pas exclues. La SSR étudie en ce moment les détails de ces mesures, a précisé le porte-parole.

Ces mesures avaient déjà été envisagées auparavant en prévision d'un "éventuel recul conjoncturel". Or ces "risques conjoncturels" se sont maintenant confirmés. Une partie de l'économie suisse va au-devant d'un automne difficile et le franc fort a des conséquences sur les rentrées publicitaires.

La télévision davantage touchée

A la RTS, les 5,5 millions prévus seront économisés sur un budget avoisinant les 400 millions de francs, a précisé le responsable des relations médias de la RTS Christophe Minder. Les coupes prévues dans le domaine de l'actualité s'élèvent à environ 1 million de francs. L'essentiel des efforts concernant l'actualité sera demandé à la télévision. Multimédias et radio seront moins mis à contribution.

La RTS invoque deux raisons pour expliquer la nécessité de réaliser des économies. La première est une baisse des recettes publicitaires. Celle-ci est notamment la conséquence des décrochages publicitaires auxquels peuvent procéder les chaînes françaises en Suisse, qui ont fait perdre des revenus à la télévision publique romande.

Le franc fort est le second motif avancé. A la fin de chaque année, la RTS constitue des provisions en devises étrangères pour les achats de programmes, les voyages des équipes et d'autres dépenses, a fait savoir Christophe Minder.

ATS