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Les usines de fabrication de matériel de construction figurent parmi celles qui ont le plus délocalisé leur production en Europe en 2016 (archives).

KEYSTONE/TI-PRESS/GABRIELE PUTZU

(sda-ats)

En matière d'investissements étrangers, la Suisse est à la traîne derrière ses voisins européens. En 2016, le nombre de projets d'investissements y a reculé de 90 à 88.

Le nombre de projets d'investissements directs en Europe a augmenté de 16%, à 5873, a souligné vendredi EY dans sa dernière étude sur le sujet. Et au cours de ces trois dernières années, une croissance à deux chiffres a été enregistrée.

En Suisse, la situation est tout autre. "En 2015 déjà, la hausse était sensiblement inférieure à la progression enregistrée partout en Europe", explique le cabinet de conseil. Le nombre de projets d'investissements étrangers sur sol helvétique reste, par ailleurs, toujours inférieur de moitié au niveau antérieur à la crise financière.

"Le franc fort a depuis très longtemps ramené les investissements étrangers à un faible nombre", déclare Marcel Stalder, directeur général (CEO) d'EY Suisse.

Selon Mark Hawkins responsable d'EY pour la Suisse romande, la question de la réforme de l'imposition des entreprises, toujours pas réglée, crée également une incertitude peu propice à l'investissement. "L'acceptation de l'initiative Minder et de l'initiative contre l'immigration de masse est un autre facteur qui a dissuadé les sociétés d'investir en Suisse", ajoute-t-il.

Les investissements étrangers sur sol helvétique ont permis de créer plus de 3400 emplois en 2016. Cela représente une hausse de 1400 postes sur un an. "Mais d'une manière générale, ce nombre reste encore inférieur au niveau de 2007 et 2008", commente EY.

Pourvoyeur de fonds

L'année passée, la Suisse a réalisé 289 projets d'investissements dans d'autres pays européens. Elle atteint ainsi la 6e place des plus grands investisseurs en Europe, devant le Japon et l'Italie.

En comparaison par habitant, la Suisse réalise la majorité de ses projets d'investissements à l'étranger et devance largement les pays européens. Leur nombre a plus que doublé depuis 2009 et la hausse est demeurée constante ces quatre dernières années. L'étude montre aussi que plus de 7100 postes ont été créés dans le cadre des investissements directs dans les pays européens.

Aux yeux de Mark Hawkins, la Suisse est un soutien conjoncturel important pour l'Europe. Et elle contribue grandement au rétablissement de l'économie européenne.

Délocalisations

"Bon nombre des projets d'investissement sont toutefois des délocalisations de services internes et surtout de la production à l'étranger. Le franc fort a été le principal moteur de ce mouvement", précise Mark Hawkins.

Les projets sont typiquement des installations pour la fabrication de composants de véhicules, des entreprises de transformation de produits alimentaires ou encore des usines de fabrication de matériel de construction. La destination de ses investissements est souvent l'Europe de l'Est.

Selon Marcel Stalder, la numérisation permettra néanmoins d'économiser des postes de travail à grande échelle. Ainsi certaines délocalisations ne seront plus rentables et des parties de la chaîne de création de valeur pourront être ramenées en Suisse.

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ATS