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A Genève devant un public joyeux, la Suisse, à défaut de signer un résultat, a repris des couleurs. Battue 2-1 par la Belgique, elle a été très loin de démériter.

Cueillie au menton par une frappe venue d'allieurs de Kevin De Bruyne à la 83e minute, la Suisse a livré une performance qui autorise certaines espérances à deux semaines du rendez-vous crucial de Lens face à l'Albanie pour son premier match de l'Euro. Malgré cette défaite malheureuse, la Suisse a bien montré, comme l'espérait Johan, Djourou, "un autre visage"-

Le grand enseignement de cette rencontre est simple: il y a une équipe de Suisse avec Xherdan Shaqiri et une autre équipe de Suisse sans Xherdan Shaqiri ! Absent lors des rencontres contre l'Eire et la Bosnie-Herzégovine en mars dernier, le joueur de Stoke City a métamorphosé une équipe qui a eu le mérite de regarder la Belgique les yeux dans les yeux. Entraînés par le culot et la fougue du joueur de Stoke City, les Suisses ont offert la réplique espérée face au no 2 du classement de la FIFA.

Une ouverture du score mille fois méritée

Même si la possession fut plutôt pour les Belges, l'ouverture du score de Dzemaili à la 31e était mille fois méritée. A l'orée de la surface, le joueur du Genoa a armé une frappe imparable pour conclure une action de toute beauté: ouverture de Xhaka pour Lang, relais de Shaqiri et, enfin, un centre en retrait de Lang qui a mis la défense adverse hors de position. Une ois de plus, Michael Lang a démontré qu'il pouvait parfaitement tenir le rôle de Lichtsteiner. Sa complicité avec Shaqiri apparaît plus "naturelle".

La Suisse n'a toutefois pas été capable de tenir ce score bien longtemps. A la 34e minute, Mertens, sur le côté droit, trouvait Lukaku au second poteau pour une égalisation qui a dévoilé malheureusement les limites de Senderos. Le Genevois aurait dû intervenir sur le centre de Mertens pour ne pas laisser Lukaku dans une position aussi favorable. Déjà coupable sur le premier but de la Borsnie-Herzégovine à Zurich, Senderos n'a pas vraiment marqué des points. On rappellera qu'il doit cette titularisation à la fois à la blessure de Schär, à la défiance du sélectionneur à l'égard de von Bergen et à la "jeunesse" d'Elvedi, une fois encore laissé sur le banc au coup d'envoi alors que sa présence dans le onze de départ sonnait pourtant comme une évidence.

Le grand débat

Le Grison a toutefois été introduit à la 63e minute pour Senderos au coeur d'une seconde période qui fut loin de procurer les mêmes émotions que la première. Comme trop souvent dans ce genre de matches amicaux, tout, presque, avait été écrit lors des quarante-cinq premières minutes. La première demi-heure d'Elvedi sous le maillot à croix blanche nourrira jusqu'à lundi le grand débat. Faut-il partir en France avec Philippe Senderos, fort de son expérience mais aussi affecté par ce manque de confiance qu'il accuse depuis des mois, ou faut-il miser sur la jeunesse d'un Nico Elvedi qui sort d'une brillante saison à Mönchengladbach ?

Le débat sur le bien-fondé de la présence ou non de Gökhan Inler est, en revanche, clos. Face à la Belgique, Granit Xhaka et Valon Behrami se sont affirmés comme les deux grands patrons de cette équipe de Suisse. Avec un tel duo, elle semble en mesure de voir plus loin que le premier tour le mois prochain en France.

Sans jouer, Breel Embolo est le grand gagnant de ce match. Les deux hommes appelés à le remplacer ont, en effet, connu une après-midi bien difficile. Derdiyok est sorti juste avant la pause, touché à la tête après des duels aériens avec Fellaini. Introduit pour le joueur de Kasimpasa, Haris Seferovic a réussi "l'exploit" de se faire expulser à la 81e pour des insultes à l'arbitre. Juste avant le but de De Bruyne. Vladimir Petkovic a dû apprécier.

ATS