Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Face à une concurrence internationale accrue, la Suisse doit octroyer davantage de moyens à la formation. Le Conseil suisse de la science et de la technologie (CSST) demande une augmentation de 10% des dépenses fédérales dans ce domaine. L'effort doit aller de la petite enfance à la recherche universitaire.

"La Suisse doit pouvoir s'affirmer parmi les pays les plus compétitifs sur le moyen et le long terme", a déclaré mardi à Berne Susanne Suter, présidente du CSST. Elle présentait devant la presse les recommandations du Conseil pour les crédits en matière de formation, de recherche et d'innovation (FRI) pour les années 2013-2016.

Pour remplir les objectifs de ce domaine considéré comme "stratégique et prioritaire" par le Conseil fédéral, il faut nettement augmenter les dépenses publiques, un engagement impossible si la Suisse persiste à vouloir acheter des avions de combat, a-t-elle relevé.

Durant les dix dernières années, les dépenses de l'Etat en matière de formation, de recherche et d'innovation ont augmenté à un rythme plus lent que l'essor des hautes écoles en Suisse. "Ces dernières années, les crédits n'ont augmenté que de 3%, ce qui ne couvre de loin pas les besoins des hautes écoles", a encore indiqué Susanne Suter.

Plus collaborer avec les cantons

En mars dernier au Parlement, le conseiller fédéral Didier Burkhalter a évoqué une hausse annuelle pour 2013-2016 de l'ordre de 3,4%. Le CSST recommande lui 10% par an. A titre indicatif, le budget pour 2012 est de l'ordre de 5,2 milliards de francs.

Pour le Conseil, organe consultatif de la Confédération en matière de formation, un financement approprié doit permettre de répondre à plusieurs défis: à une augmentation du nombre d'étudiants, à une recherche dynamique, mais coûteuse et au manque de personnel qualifié.

Pour y arriver, la Confédération doit davantage collaborer avec les cantons. Il s'agit notamment d'inciter les hautes écoles à mieux coopérer et échanger. Le Conseil appelle de ses voeux une meilleure coordination nationale de l'enseignement supérieur.

ATS