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La loi suisse ne permet pas de rembourser l'argent issu du scandale 1MDB à la Malaisie (archives).

KEYSTONE/AP/JOSHUA PAUL

(sda-ats)

La Suisse doit rendre à la Malaisie 104 millions de francs liés au scandale de corruption du fonds 1MDB. Le Bruno Manser Fonds et deux ONG malaisiennes ont déposé mardi une pétition munie de plus de 8000 paraphes auprès de la Chancellerie fédérale.

Les organisations dénoncent le fait qu'il manque une base légale pour que la Suisse puisse restituer au peuple malaisien cet argent détourné. Pour Lukas Straumann du Bruno Manser Fonds, cité dans un communiqué, la Suisse doit assumer sa responsabilité sur le plan international et "combler cette faille juridique choquante".

Les ONG critiquent les dires du ministre des finances Ueli Maurer, selon lequel l'argent saisi devrait être versé à la Caisse fédérale suisse, vu qu'il n'existe pas de base légale pour le restituer à la Malaisie. Au cours des deux dernières années, les autorités fédérales ont confisqué plus de 350 millions de francs en lien avec des cas de corruption au Brésil, au Nigéria et en Malaisie.

Les bénéfices issus de la corruption à l'étranger et confisqués en Suisse devraient être traités comme des avoirs de dirigeants et être remboursés selon les mêmes principes, argue Lukas Straumann.

"La Suisse joue sa réputation internationale en ignorant les demandes justifiées venant de Malaisie", abonde le conseiller national Carlo Sommaruga (PS/GE). La Chambre du peuple doit traiter mardi une motion du socialiste en ce sens.

Banques suisses sanctionnées

Le Premier ministre malaisien Najib Razak et son entourage sont accusés de s'être enrichis de plusieurs centaines de millions de francs en détournant de l'argent du fonds souverain 1MDB, qu'il a lui-même créé en 2009. Une partie de cette somme a été versée sur des comptes en banque suisses.

En 2013, l'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA) alerte la banque tessinoise BSI sur les risques de certaines relations clientèle liées au fonds malaisien. En mai 2016, le gendarme financier confisque 95 millions de francs de bénéfices injustifiés. BSI est interdite d'activité à Singapour.

En juillet 2016, les banques suisses UBS et Falcon Bank sont sanctionnées financièrement à Singapour pour des manquements dans la lutte contre le blanchiment d'argent dans le cadre de cette affaire. La seconde doit y cesser ses opérations.

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ATS