Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Le stade Pierre Mauroy n'est pas une enceinte qui sourit uniquement aux tennismen suisses. 18 mois après la conquête de la Coupe Davis, les footballeurs ont livré, eux aussi, une performance de choix.

Le nul (0-0) qu'ils ont obtenu à Lille efface quelque peu le mortifiant souvenir de la déroute de Salvador il y a deux ans au Brésil. Il assure, surtout, à la Suisse de terminer à la deuxième place du groupe A. Elle aura donc l'honneur de disputer samedi à Saint-Etienne à 15h00 le premier huitième de finale de cet Euro contre le deuxième du groupe C, qui sera selon toute vraisemblance la Pologne ou l'Allemagne.

Cette qualification de l'équipe de Suisse est amplement méritée. Lors de ce premier tour, elle a vraiment pratiqué un excellent football sous la régie d'un stratège de 23 ans - Granit Xhaka - qui est meilleur de match en match. Il lui aura manqué toutefois un plus grand tranchant dans la surface adverse pour prétendre s'emparer de la première place de ce groupe qui offre à son lauréat - la France - un véritable boulevard jusqu'à la demi-finale.

Petkovic et le péril jaune

Vladimir Petkovic n'a pas tenu compte de la problématique des cartons jaunes pour défier les Bleus. Le sélectionneur alignait au coup d'envoi quatre joueurs - Schär, Behrami, Xhaka et Embolo - sous la menace d'une suspension contre aucun dans le camp adverse. Un prise de risques qui ne s'est pas retournée contre le "Mister" dans la mesure où les Suisses n'ont pas reçu le moindre carton jaune lors de cette rencontre.

Didier Deschamps avait, lui, opéré une petite révolution avec cinq changements par rapport au onze de mercredi contre l'Albanie. Le "conservatisme" de Vladimir Petkovic explique sans doute pourquoi les Suisses ont été les plus rapidement en action avec ce corner de Shaqiri effleuré par Schär que Pogba, au bout de la chaîne, a failli détourner dans ses propres filets (8e).

L'homme de la sarabande du Vélodrome a, toutefois, très vite repris ses esprits. Aligné sur le côté gauche - le poste qu'il occupe à la Juventus -, Pogba a, en effet, réussi trois actions en l'espace de cinq minutes qui ont fait frissonner les supporters suisses: un tir sur lequel Sommer commettait une faute de main (12e), une frappe repoussée cette fois parfaitement par le gardien suisse (13e) et enfin une tentative après une perte de balle d'Embolo qui finissait sa course sur le haut de la transversale (17e).

Malgré les trois actions de Pogba et un corner score très "lourd" en sa défaveur (2-9), la Suisse n'a pas à rougir de sa première mi-temps. Sous la régie d'un Xhaka à nouveau brillant, elle n'a pas refusé le jeu. Comme lors des deux premières rencontres de cet Euro, Dzemaili fut particulièrement tranchant. En jambes, le joueur de la Genoa fut vraiment dans tous les bons coups. On ne peut pas en dire autant malheureusement pour Shaqiri. Malgré une application certaine, le Bâlois ne fut pas en réussite. Comme s'il n'arrivait décidément pas à faire jaillir cette étincelle qui pourrait tout changer...

La volée de Payet

A la reprise, dans une rencontre qui était cette fois dominée par l'équipe de Suisse, Shaqiri avait le mérite d'insister. Mais stoppé à deux reprises par Cabaye, dont la seconde fois de manière illicite sans que l'arbitre ne bronche, le joueur de Stoke City faisait chou blanc. Comme Griezmann d'ailleurs sur une rupture avec une frappe parfaitement repoussée par Sommer. Les Tricolores réalisaient doucement qu'ils trouvaient sur leur route un gardien d'exception. Qui a été finalement élu homme du match par le jury de l'UEFA.

Conscient des carences de son équipe, Didier Deschamps lançait peu après l'heure de jeu Dimitri Payet dans la bataille. L'homme qui marche sur l'eau depuis dix jours était à la conclusion de la plus belle action du match à la 75e minute: un débordement sur le flanc droit de Sissoko conclue par une volée du droit de Payet qui trouvait la transversale de Sommer. La Suisse avait eu très chaud.

ATS