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La Suisse a proposé sa médiation dans le différend qui oppose l'Ukraine à Bruxelles, dont les commissaires comptent boycotter l'Euro-2012 de football en raison des conditions de détention de Ioulia Timochenko. La Suisse est prête à accueillir l'ancienne cheffe du gouvernement ukrainien.

Berne est en contact depuis plusieurs mois avec Kiev, a indiqué le conseiller fédéral Didier Burkhalter. "Si les parties - l'Union européenne, l'Allemagne et l'Ukraine - le veulent, nous sommes prêts à apporter notre médiation et notre aide d'une autre façon", a déclaré le chef de la diplomatie dans un entretien accordé à la "NZZ am Sonntag" et à "Sonntag".

Didier Burkhalter espère qu'une "solution conforme aux droits de l'homme" puisse être trouvée. Il est possible que la politicienne de 51 ans, qui souffre de problèmes à la colonne vertébrale, puisse être soignée en Suisse, comme l'avaient demandé la semaine dernière des parlementaires suisses. Berne dispose des compétences et des spécialistes nécessaires.

"L'important n'est pas le lieu où sera soignée Mme Timochenko, mais qu'elle obtienne les droits qui lui reviennent", a souligné le conseiller fédéral.

Menaces de boycott

Emprisonnée depuis août 2011, puis condamnée en octobre à sept ans de prison, Mme Timochenko, l'ex-égérie de la Révolution orange, a entamé le 20 avril une grève de la faim pour protester contre des violences qu'elle affirme avoir subies en prison.

Indignés du sort de la politicienne, les responsables de plusieurs pays européens appellent au boycottage politique de l'Euro-2012. Ainsi, la délégation de l'UE à Kiev a annoncé jeudi qu'aucun membre de la Commission européenne ne se rendrait en Ukraine à l'occasion de l'Euro, prévu du 8 juin au 1er juillet en Ukraine et en Pologne.

Didier Burkhalter n'est pas convaincu par un éventuel boycott de matchs de football de l'Euro-2012. "Je ne crois pas que les menaces de boycott vont apporter quelque chose à la situation", a-t-il indiqué.

ATS