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Des scientifiques suisses étudient depuis plus d'un siècle les glaciers de l'Arctique, contribuant de manière importante à la recherche globale sur le climat (image symbolique).

KEYSTONE/AP/THIBAULT CAMUS

(sda-ats)

Le Conseil de l'Arctique a accepté jeudi soir la Suisse comme membre observateur de cette organisation lors de sa 10e réunion ministérielle à Fairbanks, en Alaska. La Suisse devient le 13e pays à occuper ce poste.

Ce statut offre à la Suisse la possibilité d'apporter son savoir-faire dans les groupes de travail du Conseil, en particulier dans le domaine de la recherche interdisciplinaire sur le changement climatique, a indiqué vendredi le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) dans un communiqué.

La Confédération pourra aussi participer aux initiatives de recherches dans une région qui dispose d'un potentiel économique croissant et gagne en importance au niveau géopolitique, note le DFAE. Les résultats de la majorité des recherches internationales bénéficient aussi aux populations locales de l'Arctique, qui sont directement touchées par le changement climatique.

La recherche polaire et de haute altitude dans les Alpes sont étroitement liées. De nombreuses institutions suisses jouissent d'une réputation mondiale pour leurs travaux dans les domaines de la neige, de l'atmosphère, des risques naturels, du permafrost et des écosystèmes montagnards, souligne le DFAE.

Des scientifiques helvétiques étudient depuis plus d'un siècle les glaciers de l'Arctique, contribuant de manière importante à la recherche globale sur le climat.

Coopération et coordination

La candidature suisse au Conseil de l'Arctique en tant qu'observatrice, déposée en 2014, avait été évoquée il y a une dizaine de jours lors d'une rencontre à Berne entre le chef de la diplomatie suisse Didier Burkhalter et son homologue danois Anders Samuelsen.

Fondé en 1996, le Conseil de l'Arctique vise à organiser la coopération et la coordination sur les questions liées à l'environnement, à l'économie et au développement durable dans la région polaire, qui se réchauffe plus rapidement qu'ailleurs.

Organisé tous les deux ans, ce forum regroupe les Etats-Unis, la Russie, le Canada et cinq autres pays (Norvège, Danemark, Islande, Suède et Finlande). Des représentants des populations indigènes, des pays observateurs (parmi lesquels la Chine, l'Allemagne, la France, l'Inde et le Japon), ainsi que des institutions spécialisées en font également partie.

ATS

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