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L'économie suisse continue à souffrir d'une pénurie de personnel qualifié dans certains secteurs, notamment l'informatique, ainsi que la recherche et le développement. La situation d'ensemble apparaît toutefois moins tendue que les perspectives ne le laissent souvent entendre.

Pour pallier le manque, les entreprises misent sur le recrutement de personnel d'origine étrangère, a indiqué monster.ch en publiant mercredi l'étude annuelle sur les tendances dans le domaine (Recruiting Trends Suisse 2012). Ainsi, 15% des postes vacants sont déjà pourvus par ce canal-là.

Sans surprise, l'Allemagne demeure le marché du travail préféré des employeurs suisses, ceux-ci étant 36,2% à y recruter "fréquemment". L'ampleur du phénomène, bien qu'en baisse de 4,8 points par rapport à 2010, reflète évidemment la proximité linguistique de la majorité alémanique vis-à-vis de ce pays.

Europe de l'Est peu prisée

Il n'en demeure pas moins que l'Autriche, autre pays germanophone, la France, importante pour la Suisse romande, et l'Italie, voisine du Tessin, suscitent un intérêt croissant auprès des firmes helvétiques. Les pays d'Europe de l'Est attirent beaucoup moins, seules 3,1% des entreprises sondées affirmant s'y tourner.

Au final, 40,6% des sociétés prétendaient accorder en 2011 une importance majeure au recrutement international, soit un niveau record au cours des six dernières années. Cette part devrait encore croître d'ici à 2016, estime le portail de gestion de carrière en ligne dans son commentaire.

Globalement, la situation de l'emploi qualifié s'est toutefois un peu détendue. Le taux de postes décrits comme difficiles à repourvoir a reculé de 2,6 points sur un an pour revenir à 34,9% en 2011. Une évolution qui ne devrait pas se confirmer à l'avenir, dans la mesure où le coefficient est attendu à 40,2% en 2015 et 37,2% en 2016.

ATS