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La Suisse estime difficile de préjuger de l'impact du dégel coréen sur les travaux de la Conférence du désarmement à Genève qu'elle va présider (archives).

KEYSTONE/AP KCNA via KNS

(sda-ats)

La Suisse prend lundi la présidence de la Conférence du désarmement (CD), bloquée depuis plus de vingt ans à Genève. Elle ne préjuge pas de l'impact du dégel coréen sur les travaux et pense avoir une marge de manoeuvre comme Etat neutre.

La Corée du Nord s'est engagée à suspendre ses essais nucléaires avant le sommet intercoréen de fin avril et la rencontre entre son dirigeant Kim Jong-un et le président américain Donald Trump, prévue d'ici la fin mai.

Dans le contexte actuel, "toute initiative" pour des réductions des risques liés aux armes nucléaires et en faveur du désarmement nucléaire est "utile", se réjouit l'ambassadrice suisse Sabrina Dallafior, qui présidera la Conférence pour deux périodes de deux semaines jusqu'au 28 mai.

Un défouloir

Pour autant, les conséquences de cet apaisement sur les travaux de la CD sont encore difficiles à évaluer, dit-elle dans un entretien à l'ats. Face au besoin "d'urgence d'une nouvelle vision commune de désarmement", le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres avait annoncé il y a quelques semaines devant la Conférence qu'il lancerait une nouvelle initiative, déclaration saluée par Berne.

La CD a souvent été utilisée comme défouloir par les acteurs concernés par la nucléarisation de la péninsule coréenne. Récemment, elle a aussi été l'objet de vifs affrontements, notamment entre la Russie et les Etats-Unis ou la Grande-Bretagne, sur le recours aux armes chimiques en Syrie ou en Europe. "Les tensions internationales peuvent compliquer les dynamiques" au sein de la Conférence, admet Mme Dallafior.

Pas de surprise avec la Suisse

Mais l'appréciation par chaque Etat de ses intérêts en matière de sécurité "prévaut". Or, les autres pays ne prêtent pas à la Suisse d'intention sur cette question, insiste Mme Dallafior. Y compris sur les armes chimiques, même si Berne fait partie du nouveau Partenariat contre l'impunité lancé par la France et critiqué par Moscou, la Syrie et d'autres pays.

Depuis plusieurs années, la Suisse a demandé que le cas des armes chimiques dans le conflit syrien soit porté devant la Cour pénale internationale (CPI). Sa participation au Partenariat ne devrait "surprendre personne", se défend Mme Dallafior.

Pour autant, elle reste prudente sur la possibilité d'action de la Suisse. "La CD traite de thématiques qui touchent au cœur des intérêts de sécurité nationale des Etats et de ce fait à des sujets particulièrement sensibles", explique l'ambassadrice. Le fonctionnement par consensus de cette Conférence rend par ailleurs plus difficile l'adoption de décisions.

A tel point que l'entité onusienne a été incapable d'avancer depuis plus de vingt ans sur les quatre thématiques dont elle discute. Soit le désarmement nucléaire, la prévention d'un conflit nucléaire, celle d'une course aux armements spatiaux et la garantie du non-emploi de l'arme nucléaire.

Nouvelles thématiques

Le Traité d'interdiction des armes nucléaires signé l'année dernière, sur lequel la Suisse veut se décider d'ici août, a même été négocié en dehors de cette enceinte. Sans la participation des puissances qui disposent de cet armement. Selon Mme Dallafior, "il est peu probable" que les divergences sur un traité de désarmement puissent être aplanies "à court terme" à la CD.

Récemment, pour tenter un nouveau format, la présidence sri-lankaise a réussi à convaincre les Etats d'adopter des organes subsidiaires. Un par question et un cinquième sur les nouveaux types d'armes dangereux pour la sécurité internationale ou sur le programme global de désarmement.

"Une série d'obstacles reste encore à surmonter avant qu'ils puissent se mettre au travail", dit Mme Dallafior. Dans le cadre de sa présidence, "la Suisse s'efforcera à ce que ce pas puisse être franchi". Dans le cas contraire, elle souhaiterait que les Etats réfléchissent à une nouvelle approche.

Selon la Suisse, ce scénario peut aboutir à la négociation sur de nouvelles thématiques. Ou sur d'autres types d'accords que des traités internationaux, ajoute l'ambassadrice.

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ATS