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Les armes à sous-munitions continuent de faire des victimes dans plusieurs pays (archives).

KEYSTONE/EPA/MOHAMMED BADRA

(sda-ats)

La Suisse va sauf surprise annoncer avant la fin de l'année avoir détruit l'ensemble de ses armes à sous-munitions. Mais elle n'aura pas supprimé les quelques dizaines d'engins restants d'ici la réunion des Etats parties à la Convention la semaine prochaine à Genève.

"La destruction des stocks n'est pas encore terminée", a déclaré à l'agence de presse Keystone-ATS un porte-parole du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), en marge de la publication jeudi d'un rapport de deux ONG à Genève. Mais ce dispositif devrait être terminé "avant la fin 2018".

Sur plus de 205'000 d'armes et plus de 12 millions de sous-munitions, la Suisse a supprimé en 2017 près de 25'000 parmi les premières et près d'1,8 million parmi les secondes, selon le rapport annuel de la Campagne internationale pour l'interdiction des mines antipersonnel (ICBL) et de la Coalition contre les armes à sous-munitions. Elle doit encore détruire 60 armes et plus de 3900 sous-munitions.

Conformément à la Convention, elle en conserve toutefois quelques dizaines et quelques milliers de sous-munitions pour la formation. L'ICBL et la Coalition s'attendaient elles à une déclaration lors de la 8e réunion des Etats parties organisée de lundi à mercredi prochain.

Au total, les Etats parties doivent encore détruire 1% de leur volume, selon leur rapport publié jeudi à Genève. Près de 1,5 million d'armes à sous-munitions et près de 180 millions de sous-munitions ont déjà été supprimées.

Syrie et Yémen

Depuis août dernier, quatre pays ont achevé l'élimination de leurs stocks. Sept pays ont détruit près de 34'000 armes et près de 1,8 million de sous-munitions. Le Sri Lanka est lui devenu en mars dernier le 103e Etat à ratifier la Convention adoptée il y a dix ans.

Cet accord "est la seule mesure véritablement efficace contre ces armes qui frappent sans discrimination", affirme le directeur de la Coalition. Parmi les indicateurs, seuls la Russie et le Zimbabwe ont voté il y a quelques mois contre une résolution à l'Assemblée générale de l'ONU liée à cet arrangement.

"De nombreux pays qui n'ont pas adhéré" à la Convention "expriment néanmoins leur soutien fort pour ses objectifs et condamnent l'utilisation de ces armes", a déclaré Mary Wareham de Human Rights Watch (HRW). Ce dispositif montre aux pays qui pourraient encore la rejoindre que les mesures ne sont pas "impossibles" à appliquer, selon elle.

Dans le monde, comme l'année précédente, des armes à sous-munitions ont à nouveau été utilisées par les forces gouvernementales syriennes et la coalition menée par l'Arabie saoudite au Yémen. Sur 289 victimes, 187 ont été observées en Syrie, un quart seulement du chiffre de 2016. Mais leur nombre pourrait être plus important étant donné que toutes les attaques ne sont pas enregistrées, estime le rapport.

Restes dans des dizaines d'Etats

Au Yémen, le recours à cet armement a largement diminué. Des allégations d'utilisation dans deux autres pays n'ont pu être authentifiées.

Des victimes, dont seulement 1% n'étaient pas civiles, ont été observées dans huit pays et deux territoires en 2017. Notamment parce que des restes explosifs continuent à être constatés. Le rapport appelle à identifier "rapidement" et décontaminer les zones affectées en Syrie comme dans d'autres pays.

En 2017, au moins 93km2 ont été dépollués, avec la destruction d'au moins 153'000 armes à sous-munitions. Dix pays, dont huit Etats parties, ont terminé de décontaminer leur territoire. Et au moins 26 Etats sont toujours infectés.

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