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Hong Kong reste en tête du classement sur la compétitivité de l'IMD (archives).

KEYSTONE/AP/KIN CHEUNG

(sda-ats)

La Suisse continue d'être compétitive. Elle garde le 2e rang mondial du classement annuel de l'IMD. Hong Kong reste en tête. Singapour (3e) et les Etats-Unis (4e) ont inversé leur place.

Les Etats-Unis sont sortis du top-3, soit leur plus basse position de ces cinq dernières années, explique le Centre de la compétitivité mondiale de l'IMD à Lausanne dans son classement dévoilé mercredi soir. Les Pays-Bas font un bond de la 8e à la 5e place.

La Suisse est en première position en termes d'infrastructures, 2e dans l'efficacité gouvernementale mais 5e en matière d'efficacité des activités économiques. Au niveau de la performance économique, elle n'est plus qu'au 15e rang.

Repli suisse face à la globalisation

Interrogé par l'ats, José Caballero, économiste senior de l'organisation, estime que le maintien de la 2e place de la Suisse est dû à la cohérence de la performance. Il y a peu de fluctuation d'une année à l'autre dans la majorité des composants.

Un environnement politique stable et prévisible, un niveau d'éducation élevé, une disponibilité de personnel qualifié, une infrastructure solide et une culture forte de recherche et développement sont les principaux facteurs de succès de la compétitivité de la Suisse, ajoute José Caballero. Tout n'est cependant pas optimal.

"Notre étude montre que le pays a opéré un repli dans son attitude face à la globalisation. Elle dévoile une tendance similaire en matière d'ouverture de la Suisse aux idées étrangères et à l'adaptabilité et à la flexibilité de sa population face aux nouveaux défis", précise José Caballero.

La 15e place de la Suisse en termes de performance économique résulte du recul de son investissement international. De plus, environ 70% de l'ensemble des exportations est constitué de cinq produits. Selon José Caballero, il faudrait diversifier la base des marchandises à exporter. Il faudrait aussi concevoir des politiques qui minimisent les dangers de délocalisation et qui permettent d'attirer des investisseurs internationaux.

Bond de la Chine

Au niveau du classement général, le professeur Arturo Bris, directeur du Centre de la compétitivité mondiale de l'IMD, observe le bond de sept places de la Chine continentale, pour atteindre la 18e. L'implication chinoise dans le commerce international a une influence favorable sur l'amélioration de l'efficacité gouvernementale et celle des activités économiques.

La queue du classement est détenue par le Venezuela (63e), la Mongolie (62e) et le Brésil (61e). Ce dernier a perdu 4 places en une année. Les problèmes politiques sont la cause principale de la faible efficacité gouvernementale, qui tire leur place dans le classement à la baisse.

Le Centre de la compétitivité mondiale de l'IMD publie son classement chaque année depuis 1989. Cette édition a permis la comparaison de 63 pays, sur la base de 260 indicateurs.

Les deux tiers proviennent de statistiques (emploi, commerce, etc.) Le tiers restant est réalisé via une enquête auprès de 6250 cadres supérieurs interrogés sur des questions comme l'environnement économique, la corruption ou la qualité de vie.

La Suisse, 8e du classement numérique

L'IMD a publié également cette année pour la première fois un classement sur la compétitivité en matière numérique. Cet indicateur était englobé auparavant dans le classement général. La Suisse est en 8e position de ce ranking et perd une place par rapport à 2016.

Singapour est toujours en tête. L'île-Etat est suivie par la Suède et les Etats-Unis. La Finlande est en 4e position et le Danemark au 5e rang. Selon l'IMD, il n'y a pas de doute que l'action gouvernementale et le cadre législatif aident à l'innovation technologique dans ces pays.

La plupart des dix pays en tête du classement numérique le sont aussi au niveau global, avec quelques exceptions. Luxembourg, numéro 8 au classement global, est 20e au niveau numérique. En sens inverse, la Finlande, 15e au classement général, est 4e au niveau numérique.

Le Venezuela ferme aussi la marche de ce classement (63e). Le Pérou (62e) et la Mongolie (61e) ont perdu les deux quatre places. Selon Arturo Bris, ces pays ont non seulement peu de compétences dans ce domaine, mais en plus n'investissent pas pour les développer.

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ATS