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L'OIT dirigée par Guy Ryder s'est activée sur le travail des migrants et sur les défis de l'emploi dans la reconstruction après des crises (archives).

KEYSTONE/LAURENT GILLIERON

(sda-ats)

Les membres de l'OIT ont décidé de mieux préparer le monde du travail à la reconstruction après des conflits ou des désastres. La Suisse ressort renforcée dans l'organisation au terme de la Conférence internationale du travail qui s'achevait vendredi à Genève.

Parmi les résolutions votées pendant la dizaine de jours de la réunion, les 187 membres ont révisé la recommandation de l'Organisation internationale du travail (OIT) sur le travail décent pour la paix et la résilience. Ces principes avaient été adoptés avant la fin de la Seconde Guerre mondiale et la nouvelle disposition doit permettre de mieux évaluer les questions d'emploi dans la période qui suit un conflit ou un désastre.

Autre résolution, les travailleurs migrants devront être mieux protégés. "Personne ne s'imagine l'avenir du travail sans migration", avait affirmé le directeur général de l'OIT Guy Ryder au début de la conférence.

Alors que l'économie a plus que jamais besoin de migrants, "les obstacles sociaux et politiques semblent augmenter encore davantage", a déploré le Britannique. Par ailleurs, l'OIT annoncé jeudi le lancement avec l'Union internationale des télécommunications (UIT) d'une campagne pour améliorer les compétences numériques de 5 millions de jeunes travailleurs dans le monde.

Succès pour la Suisse

Pour la Suisse, cette 106e Conférence internationale du travail a été "couronnée de succès", a dit à l'ats le chef de la délégation suisse et de la Direction du travail au Secrétariat d'Etat d'Etat à l'économie (SECO) Boris Zürcher. Berne a été élue pour trois ans comme membre adjoint au Conseil d'administration de l'organisation, période durant laquelle l'OIT célébrera son centenaire en 2019.

La Suisse va être active à cette occasion pour défendre l'avenir du partenariat social. Plusieurs actions seront organisées en Suisse et Berne va réfléchir à une éventuelle déclaration à l'OIT pour étendre ces valeurs communes dans des pays où ces standards sont moins appliqués, a dit M. Zürcher.

Aux côtés du gouvernement, le directeur général de la Fédération des entreprises romandes (FER) Blaise Matthey et le secrétaire central à l'Union syndicale suisse (USS) Luca Cirigliano ont aussi été élus à l'organe exécutif. Par ailleurs, une autre responsable du SECO, Valérie Berset Bircher, devait très probablement être élue samedi matin au Comité sur la liberté syndicale, au moment de plusieurs derniers votes.

Plusieurs conventions retirées

Outre l'élection, la Suisse s'est engagée pour rendre les normes de l'OIT plus efficaces et sur leur contrôle, avec la situation de plusieurs pays décortiquée. Six conventions ont été abolies. Berne a aussi annoncé qu'elle ratifierait d'ici à la fin de l'été le Protocole sur le travail forcé.

En marge de la conférence, la délégation suisse a notamment rencontré les représentants du ministère vietnamien du travail. Ils ont poursuivi le dialogue sur l'application de la déclaration d'entente qu'ils avaient conclue pour l'amélioration des conditions de travail dans ce pays.

Plus de 4000 délégués étaient réunis à la Conférence internationale du travail. Ils font partie des gouvernements et des partenaires sociaux.

ATS

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