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La Suisse veut développer rapidement l'entraide judiciaire avec la Tunisie et l'Egypte pour restituer les fonds des ex-présidents Ben Ali et Hosni Moubarak. Des problèmes techniques retardent la procédure avec l'Egypte, a expliqué mercredi l'ambassadeur Valentin Zellweger.

"La Suisse est la septième place financière dans le monde. Elle est la première pour la restitution des fonds volés par des dictateurs", a affirmé au Club suisse de la presse le chef de la Direction du droit international public (DDIP), chiffres à l'appui.

Depuis 2003 et le cas de l'ex-président philippin Ferdinand Marcos, la Suisse a restitué 1,7 milliard de francs, sur un total au niveau mondial de 4 à 5 milliards de dollars de fonds rendus aux pays victimes de dictateurs, selon une estimation de la Banque mondiale.

Coup sur coup, la Suisse a bloqué depuis le début de l'année 60 millions d'avoirs tunisiens, 410 millions de fonds égyptiens, 650 millions de fonds libyens et 45 millions d'argent syrien. Ces sommes peuvent évoluer selon les taux de change, a précisé l'ambassadeur Zellweger.

Missions d'experts

Pour le représentant du Département fédéral des Affaires étrangères (DFAE), le dispositif légal mis en place par Berne permet à la Suisse d'agir plus rapidement que d'autres pays. Toutefois, les problèmes techniques à surmonter sont complexes.

La Suisse est prête à envoyer des missions d'experts financiers et de juristes pour accélérer les procédures, a indiqué M. Zellweger.

ATS