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La COP 21, qui s'est tenue en 2015 à Paris, a accéléré la prise de conscience environnementale du secteur financier (archives).

KEYSTONE/EPA/GUILLAUME HORCAJUELO

(sda-ats)

Les grands instituts financiers helvétiques veulent s'engager davantage pour la finance durable. A l'échelle globale, le mouvement s'est accéléré et la Suisse a un rôle clé à jouer, estiment les experts.

Les 17 objectifs de développement durable (ODD) de l'Organisation des Nations unies entrés en vigueur en 2016 doivent être implémentés à l'horizon 2030. Quelque 5000 à 7000 milliards de dollars (environ 4840 à 6780 milliards de francs) par an seront nécessaires jusqu'à cette date pour les mettre en oeuvre à l'échelle de la planète.

L'accord de Paris sur le changement climatique vise un monde sans carbone d'ici le milieu du siècle, ont rappelé les représentants de l'Initiative pour la Finance du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE FI) réunis mardi à Genève. Concrètement, les flux financiers doivent être redirigés vers une économie compatible avec le climat.

"Ce qui est vraiment différent cette fois, c'est que le secteur privé s'engage", a déclaré Elliott Harris, sous-secrétaire général des Nations unies et patron du PNUE à New York. Car atteindre les ODD est censé générer un marché dynamique.

Un rôle pour la Suisse

"La Suisse a un rôle à jouer vu sa forte dépendance au secteur financier", explique Jean Laville, directeur adjoint du Swiss Sustainable Finance (SSF). La plate-forme créée en 2014 veut promouvoir les investissements durables, c'est-à-dire, ceux qui excluent les activités dommageables et remettent au centre la notion d'impact durable et l'économie réelle.

La Suisse gérait 266,3 milliards de francs dans le cadre de fonds d'investissement durables en 2016, soit un bond de 39% par rapport à l'année précédente. En outre, elle gère 30% des capitaux financiers dédiés à la microfinance, selon Jean Laville.

La Suisse, à l'instar de l'Europe, connaît un vaste mouvement de sortie des énergies fossiles. "Les détenteurs d'actifs institutionnels et de plus en plus les privés ont saisi les enjeux", constate le directeur adjoint du SSF. Les caisses de pension bougent, selon lui, car certaines craignent une initiative populaire à "la Minder" imposant des mesures radicales de désinvestissement.

Les banques actives

“Chez Credit Suisse, nous comprenons la finance de la conservation comme un mécanisme où l’investissement dans un écosystème a pour objectif la conservation de celui-ci à long terme », déclare Simon Stücheli, co-responsable pour les affaires durables auprès du numéro deux bancaire helvétique. Les rendements sont générés de manière directe – par exemple sous forme de rémunération de services, négoce de licences, redevances – ou indirecte.

Credit Suisse estime entre 300 et 400 milliards de dollars par an les besoins de la finance pour la conservation, dont 220 à 300 milliards issus d’investisseurs privés, le reste du secteur public. Or actuellement, les investissements privés se montent à quelque 10 milliards, les sommes publiques et philanthropiques à 40 milliards.

Pour la banque, il s’agit donc de passer à une plus large échelle, et de faire d’une activité encore de "niche" un secteur d’affaires principal. La banque a notamment co-fondé, aux côtés de l'Union internationale pour la conservation de la Nature (UICN) basée à Gland (VD), la Coalition pour l'investissement privé dans la conservation (CPIC).

Méthodes nouvelles

La durabilité englobe bien plus que les possibilités de placement pour les clients "à la fibre verte". En effet, pour éviter une dépréciation des produits financiers, notamment des crédits, il s'agit encore de prendre en compte les risques écologiques.

La Suisse soutient le PNUE FI à travers la plate-forme «Natural Capital Finance Alliance». Financé à hauteur de 4 millions de francs sur 4 ans, le projet vise à évaluer le capital naturel (tel que la biodiversité, l'eau ou le sol) dans les produits financiers, explique à l'ats Liliana de Sá Kirchknopf, cheffe de la division promotion du secteur privé au Secrétariat d'Etat à l'Economie (SECO).

L'initiative créée par le secteur financier a permis de produire des méthodes nouvelles pour mesurer les risques écologiques. Dans ce cadre, des banques internationales, parmi lesquelles UBS et J. Safra Sarasin, ont concrètement participé au développement d'un test relatif à la pénurie d’eau.

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ATS