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La Syrie a approuvé "sans réserves" le plan arabe de sortie de crise lors de la réunion ministérielle de la Ligue arabe mercredi au siège de l'organisation au Caire, a annoncé un responsable de la Ligue. Cet accord prévoit notamment l'arrêt total des violences et la libération des opposants.

"Nous sommes heureux d'avoir conclu cet accord et nous serons encore plus heureux quand il sera immédiatement mis en oeuvre", a déclaré le chef du gouvernement qatari à l'issue de la rencontre. La réponse formelle de Damas à cette proposition intervient au lendemain de l'annonce par des médias officiels syriens d'un "accord" avec la Ligue arabe sur ce plan.

Le texte stipule que le gouvernement syrien a accepté "l'arrêt total de la violence pour protéger les civils, la libération des personnes incarcérées en raison des événements actuels, l'évacuation des villes et zones en proie à des conflits armés et l'autorisation d'accès aux organisations de la Ligue arabe et aux médias arabes et internationaux".

Le plan prévoit également que "le comité ministériel arabe mènera des consultations avec le gouvernement et les différents partis de l'opposition syrienne en vue d'un dialogue national". Le texte ne précise toutefois pas le lieu de ce dialogue, un sujet pourtant sensible, le régime souhaitant qu'il soit ouvert à Damas tandis que l'opposition réclame qu'il ait lieu en dehors du pays.

Nouvelles violences

Affirmant que Damas a répondu à la proposition de la Ligue arabe "par une escalade de la répression", le Conseil national syrien (CNS), qui réunit la majorité des courants de l'opposition au président syrien Bachar Al-Assad, a à nouveau appelé l'organisation panarabe à "geler l'adhésion" de la Syrie.

Sur le terrain en Syrie, quinze membres des forces gouvernementales ont été tués mercredi dans la province de Hama (nord), dans deux opérations menées par des déserteurs, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Par ailleurs, huit civils ont été tués mercredi par les tirs des forces de sécurité dans différents quartiers de Homs, théâtre d'opérations militaires depuis plusieurs semaines.

ATS