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Le président syrien Bachar al-Assad s'est dit dimanche déterminé à lutter contre la révolte qui secoue son régime depuis près de 15 mois. Il a de nouveau accusé l'étranger de mener une "guerre" contre son pays, dans son premier discours depuis janvier.

La Syrie fait face à un "plan de destruction", a martelé M. Assad dans son discours devant le nouveau Parlement, retransmis à la télévision, en se posant comme un rempart contre le "terrorisme qui augmente".

Le président syrien, qui ne reconnaît pas le mouvement de contestation qu'il assimile à du "terrorisme", a souligné que son régime avait "essayé tous les moyens politiques" mais que ces efforts étaient vains "car nous faisons face à une véritable guerre menée de l'étranger".

Pas de compromis

M. Assad a souligné que les responsables selon lui du "terrorisme ne sont pas intéressés par le dialogue ou les réformes. Ils sont chargés d'une mission et ne s'arrêteront que s'ils accomplissent cette mission ou si nous arrivons à les arrêter".

Mais, a-t-il assuré, "il n'y aura pas de compromis dans la lutte contre le terrorisme et ceux qui le soutiennent". "La sécurité de la nation est une une ligne rouge".

M. Assad a aussi écarté tout dialogue avec les opposants liés à l'étranger, en allusion notamment au Conseil national syrien, la principale composition de l'opposition, basé à l'étranger.

Nouvelle journée sanglante

Au début de son discours, il a rendu hommage à "tous les martyrs, civils ou militaires", en soulignant que leur "sang n'aura pas coulé en vain".

Il a souligné que ceux ayant commis le carnage de Houla (centre), dans lequel 108 personnes dont 49 enfants ont été massacrés le 25 mai, étaient des "monstres".

Samedi, 89 personnes ont encore été tuées dans des violences, dont 57 soldats, selon l'OSDH, le bilan le plus lourd pour l'armée régulière en une seule journée depuis mars 2011. Mais ce bilan n'a pu être confirmé de source indépendante ou par le régime.

ATS