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Les éboueurs valaisans ont eu à faire lors du premier ramassage de l'année le 2 janvier. Mais la montagne d'ordures n'est pas tant due à l'introduction de la taxe au sac qu'à une période de trois jours consécutifs sans ramassage en raison des fêtes.

KEYSTONE/LAURENT GILLIERON

(sda-ats)

Le Valais s'est rapidement fait à l'introduction des sacs de poubelle taxés. Une dizaine de jour après la mise en place de cette nouvelle mesure, les sacs noirs ont été largement remplacés par les blancs.

Actuellement, environ 80% des sacs en provenance des stations touristiques sont noirs. Pour les communes de plaine, la proportion est inverse, estime le directeur de l'usine de traitement des ordures (UTO) d'Uvrier (VS) Bertrand Yerly. Et la situation va encore s'améliorer.

Le nombre important de touristes dans les stations explique qu'il y a encore beaucoup de sacs non taxés en provenance de la montagne. M. Yerly pense que le changement sera visible dès les prochaines vacances en février en ce qui concerne la montagne.

Volume proche de la normale

Le volume global d'ordures traitées par l'usine, qui recueille les déchets des communes du Valais central, est proche de la normale. Il y a eu un pic lors du premier ramassage de l'année, précise M. Yerly. L'UTO a reçu 520 tonnes d'ordures, deux fois plus qu'au premier ramassage de l'an dernier.

L'introduction de la taxe au sac ne joue pourtant pas le rôle principal dans ce phénomène. Selon M. Yerly, le facteur prépondérant est l'accumulation de jours sans ramassage. Le 1er janvier est férié, il est tombé sur un lundi. Les ordures de trois jours, en période de fête, se sont amassées.

Les ramassages suivants ont été plus faibles. Sur l'ensemble de la première semaine, une centaine de tonnes de plus de déchets a été collectée par rapport à la première semaine de 2017. D'autres facteurs que la taxe au sac ont aussi contribué à cette augmentation.

L'arrivée précoce de la neige a provoqué un arrêt de nombreux chantiers. Le volume de déchets de chantiers est moins conséquent que l'an dernier. En revanche, la neige, encore, a amené davantage de touristes, et donc davantage d'ordures, explique M. Yerly.

Habitués au tri

Le directeur de l'UTO ne conteste pas que le passage à la taxe au sac provoque un certain "débarrassage" de la part des usagers. Mais globalement, la situation ne change guère pour les habitants. Les Valaisans sont déjà habitués au tri. Dans la plupart des communes, des centres de tri sont installés depuis plusieurs années.

Il faudra attendre le mois de juin pour tirer un véritable premier bilan. Une diminution du nombre de sacs est à attendre, estime M. Yerly. Mais pas dans la même mesure que d'autres cantons qui ont introduit simultanément la taxe au sac et le tri des déchets. Ils ont connu des baisses de 40% du volume d'ordures ménagères, ce sera certainement moins en Valais.

Comme toujours, il y aura des récalcitrants. Les réfractaires à la nouvelle taxe qui continueront à jeter des sacs noirs dans les conteneurs. Les communes ont promis de veiller au grain et de sanctionner les tricheurs. Durement le cas échéant puisque les amendes peuvent aller jusqu'à 10'000 francs, de quoi acheter des sacs pour toute une vie.

Seule commune à avoir renoncé à la taxe au sac, Monthey sera aussi attentive. Les non-résidents ne peuvent pas déposer de sacs, il y aura une surveillance, précise Céline Monay, responsable de la communication de la commune. Pour le moment, la commune ne dispose pas de chiffres, mais visuellement, il ne semble pas y avoir de tourisme de déchets.

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ATS