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Les producteurs de boissons sucrées sont peu convaincus à l'idée d'introduire une taxe sur les sodas, comme le propose le canton de Vaud (photo symbolique).

KEYSTONE/AP/JUAN KARITA

(sda-ats)

Les producteurs de boissons rafraîchissantes goûtent peu la proposition de Pierre-Yves Maillard d'une taxe vaudoise sur les sodas afin de financer une partie de la prise en charge de soins dentaires. Ils la jugent injuste et doutent de son efficacité.

"Il y a du sucre dans de nombreux aliments, pourquoi mettre l'accent sur un type de produit dans le contre-projet?", s'interroge Christiane Zwahlen, responsable de la communication de l'Association suisse des sources d'eaux minérales et des producteurs de soft drinks. Interrogée par l'ats, elle juge cette taxe "injuste".

Injuste et dont les effets sur les consommateurs sont, selon elle, méconnus. "Il n'existe pas d'étude fiable qui démontre l'effet dissuasif d'une telle taxe sur la consommation de boissons rafraîchissantes", poursuit-elle.

Nouvel impôt

Lors de la présentation la semaine précédente du contre-projet du Conseil d'Etat à l'initiative de la gauche "pour le remboursement des soins dentaires", le ministre socialiste en charge de la santé avait jugé cette taxe "légère". Le prélèvement maximum est fixé à 30 centimes par litre, soit environ 10 centimes par canette.

Légère? Un avis que ne partage pas Christiane Zwahlen. "Ce n'est pas si peu, si petit". "Cela représente un nouvel impôt qui va essentiellement toucher les ménages à bas revenus", argue-t-elle.

Quant à l'application de cette mesure sur le plan cantonal, la responsable de la communication glisse que cela pourrait bien "redéfinir le tourisme d'achat". Et de se demander si le canton de Vaud n'est pas déjà assez touché par ce phénomène.

Reste que non loin de là, du côté de Neuchâtel, le sucre fait aussi parler de lui. Mercredi, le Grand Conseil a ainsi approuvé une initiative cantonale qui vise à introduire une taxe sur les sucres ajoutés lors des processus de fabrication. Les montants récoltés iraient partiellement ou intégralement à la prévention du diabète et de l'obésité. Le texte sera soumis à l'Assemblée fédérale.

En résumé

Pour en revenir au canton de Vaud, le texte proposé par le Conseil d'Etat propose de financer une partie de la prise en charge des soins dentaires principalement de deux manières: cette taxe et un relèvement des cotisations des salariés et des indépendants de maximum 0,06%.

Les quelque 38 millions obtenus doivent notamment permettre de prendre en charge les soins dentaires (hors orthodontie) des jeunes jusqu'à 18 ans à hauteur de 50%. Et les parents de nouveaux-nés recevront une incitation de 200 francs pour souscrire une assurance dentaire à leur enfant.

Adultes concernés

Des aides financières sont aussi prévues pour les adultes. A condition que les frais ne dépassent pas 3% du revenu et à concurrence de 5000 francs. Quant aux seniors, la prévention à leur égard sera également accentuée.

Le texte est une alternative à une initiative déposée il y a deux ans et demi par la gauche. Elle réclame la mise en place d'une assurance dentaire obligatoire pour les soins dentaires de base.

Son financement serait assuré par un prélèvement paritaire sur les salaires soumis à l'AVS, payé pour moitié par les employés et pour moitié par les employeurs. Son coût est évalué à environ 300 millions de francs.

Agenda

Le contre-projet devrait être traité au Grand Conseil entre mai et juin. S'il passe la rampe du plénum, il sera soumis au peuple vaudois aux côtés de l'initiative à l'automne 2017.

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ATS