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Des dizaines de milliers de réfugiés rohingyas sont totalement démunis face aux persécutions dont ils sont victimes.

KEYSTONE/EPA/ABIR ABDULLAH

(sda-ats)

Déplacements restreints, camps surchargés, aide insuffisante: l'arrivée massive au Bangladesh de Rohingyas fuyant les persécutions de l'armée birmane crée de fortes tensions dans le pays. La Première ministre est partie samedi à New York demander de l'aide à l'ONU.

Devant l'Assemblée générale de l'ONU, Sheikh Hasina va appeler à la solidarité internationale, mais aussi "appeler la communauté internationale et l'ONU à faire pression sur la Birmanie pour que soient rapatriés tous les réfugiés rohingyas chez eux", a annoncé son service de presse.

"Epuration ethnique"

L'armée birmane mène une vaste opération de représailles ayant fait fuir en masse ces civils, après des attaques de rebelles rohingyas le 25 août. Quelque 409'000 réfugiés sont depuis arrivés au Bangladesh, selon le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR). L'ONU qualifie les persécutions dont ils sont victimes d'"épuration ethnique".

En trois semaines, le sud du Bangladesh, frontalier de la Birmanie, s'est transformé en un des plus grands camps de réfugiés du monde à mesure que les réfugiés rohingyas fuient la Birmanie. La situation humanitaire se dégrade et l'aide peine à se structurer.

Réfugiés isolés

Samedi, les autorités bangladaises ont restreint les déplacements des Rohingyas, craignant que ceux-ci ne se rendent en masse dans d'autres régions du pays.

La police leur a donné l'ordre de ne pas quitter les camps et les zones délimités pour eux, près de la frontière, et des points de contrôles policiers ont été installés.

"Ils ne peuvent pas se déplacer d'un point à un autre via les routes, les chemins de fer ou voies navigables", selon l'ordre de la police. Il a également été demandé aux chauffeurs de bus ou de poids-lourds tout comme aux travailleurs de ne pas transporter de Rohingyas.

Pas d'aide auprès des proches

Des postes de contrôle et de surveillance ont enfin été mis en place dans des zones clés de transit, afin de veiller à ce que les réfugiés ne se rendent dans d'autres régions du pays, a ajouté la police bangladaise.

Les Rohingyas ne doivent également pas s'abriter chez des proches et il a été demandé aux habitants de ne pas louer leurs maisons aux réfugiés, a précisé la porte-parole.

Souffrances croissantes

Dans la région de Cox's Bazar, où se concentrent les réfugiés, les campements de fortune s'étendent désormais à perte de vue. L'ONU comme les organisations humanitaires internationales craignent que la situation ne devienne incontrôlable.

Samedi, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a commencé à vacciner les enfants, qui représentent 60% des réfugiés, contre la rougeole et la rubéole notamment.

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ATS