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La Turquie a vivement condamné lundi l'adoption par le Sénat français d'une proposition de loi pénalisant la négation des génocides, notamment celui des Arméniens en 1915 par les Turcs. Elle a brandi la menace d'une "rupture totale" des relations diplomatiques.

Le Sénat français a validé lundi par 127 voix contre 86 le texte que l'Assemblée nationale avait déjà adopté le 22 décembre. La proposition de loi prévoit de punir d'un an d'emprisonnement, d'une amende de 45'000 euros ou des deux à la fois la négation d'un génocide.

Mesure "injuste"

"La Turquie est déterminée à prendre toutes les mesures nécessaires contre cette mesure injuste", indique le ministère turc des Affaires étrangères dans un communiqué, dénonçant un acte "irresponsable".

Le document accuse en outre la France de porter atteinte aux relations turco-françaises pour des visées électoralistes. "Il s'agit d'une initiative très malencontreuse au nom de la politique française", ajoute le communiqué.

Départ de l'ambassadeur évoqué

Quelques heures seulement après l'adoption par le Sénat français de la proposition de loi, Ankara, qui ne reconnaît pas l'existence du génocide arménien, a également menacé de réduire sa présence diplomatique en France.

"Quand je parle de rupture totale des relations diplomatiques, cela comprend mon départ définitif", a déclaré l'ambassadeur de Turquie en France, Tahsin Burcuoglu.

Lors de l'adoption du texte à l'Assemblée nationale, la Turquie avait rappelé son ambassadeur à Paris et annulé toutes les rencontres politiques, économiques et militaires prévues avec la France ainsi que l'autorisation accordée aux avions de chasse et aux bâtiments de l'armée française d'atterrir ou d'accoster en Turquie.

ATS