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La Turquie, qui a reçu le soutien de l'OTAN, a prévenu mardi qu'elle riposterait à toute violation de sa frontière par la Syrie. Des combats d'une violence inédite ont eu lieu autour de positions de la Garde républicaine dans la périphérie de Damas.

Lors d'un discours devant le Parlement, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a violemment condamné le régime syrien et affirmé que "les règles d'engagement des forces armées turques (avaient) désormais changé".

"Tout élément militaire qui posera un risque et un danger de sécurité à la frontière turque venant de la Syrie, sera considéré comme une cible" militaire, a-t-il affirmé.

Voyant dans la destruction de son avion en plein vol un "acte hostile" et une "attaque lâche du régime (du président Bachar) al-Assad", M. Erdogan a souligné que cet événement montrait que ce régime était "devenu une menace claire et proche pour la sécurité de la Turquie comme pour son propre peuple".

Soutien

Dans le même temps, l'OTAN s'est réunie à la demande de la Turquie, qui a invoqué "l'article 4 du traité" de l'Alliance prévoyant que tout pays membre peut porter une question à l'attention du Conseil quand il estime que son intégrité territoriale ou sa sécurité est menacée.

"La sécurité de l'Alliance est indivisible. Nous sommes aux côtés de la Turquie dans un esprit de forte solidarité", a déclaré le secrétaire général de l'Alliance atlantique, Anders Fogh Rasmussen, à l'issue de la réunion. Il a jugé l'incident "inacceptable" mais n'a pas évoqué l'option militaire.

Près de 90 tués

A travers le pays, les violences ne faiblissent pas, faisant au moins 85 tués, d'après l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), dont dix dans les combats entre l'armée et les rebelles à 8 km du centre de Damas, à Qoudsaya et Al-Hama, autour de positions de la Garde républicaine.

La veille, les affrontements avaient fait 95 tués, en majorité des civils, selon la même source.

ATS