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Le nouveau Premier ministre arménien Nikol Pachinian a affirmé que l'Arménie était "prête à nouer des relations" avec la Turquie (archives).

KEYSTONE/AP/THANASSIS STAVRAKIS

(sda-ats)

La Turquie s'est dite prête vendredi à envisager "une nouvelle" page avec l'Arménie à la suite de déclarations du nouveau Premier ministre arménien. Nikol Pachinian avait évoqué le possible établissement de relations diplomatiques entre les deux pays.

"Si l'Arménie renonce à la politique hostile qu'elle mène depuis plusieurs années contre la Turquie, si elle change son approche négative au sujet des frontières et de l'intégrité territoriale de la Turquie et qu'elle veut ouvrir une nouvelle page, nous y répondrons en examinant les détails", a déclaré le Premier ministre turc Binali Yildirim. "Nous voulons avoir plus d'amis et moins d'ennemis", a-t-il ajouté.

Nikol Pachinian a été élu mardi Premier ministre de l'Arménie après avoir mené pendant trois semaines un mouvement de contestation d'ampleur. Dans des déclarations au lendemain de sa prise de fonctions, il a affirmé que l'Arménie était "prête à nouer des relations (avec la Turquie) sans conditions préalables".

L'Arménie avait annoncé début mars désavouer les accords de normalisation avec la Turquie. Elle avait accusé Ankara de ne pas pouvoir "se débarrasser de ses stéréotypes", alors que leurs relations restent hantées par le souvenir des massacres d'Arméniens pendant la Première guerre mondiale.

Accords à Zurich

Le président arménien Serge Sarkissian avait alors fait publier un décret ordonnant d'"annuler la procédure de signature des accords", qui a eu lieu le 10 octobre 2009 à Zurich. Ces accords visaient à établir des relations diplomatiques entre l'Arménie et la Turquie et rouvrir leurs frontières, mais n'ont jamais été ratifié par les parlements des deux pays.

Les deux pays s'opposent notamment sur la question des massacres d'Arméniens commis par les Turcs ottomans en 1915-1917. L'Arménie qualifie de "génocide" ces massacres, qui ont fait selon Erevan quelque 1,5 million de morts, alors que la Turquie rejette ce terme avec véhémence.

La Turquie a fermé en 1993 sa frontière avec l'Arménie par solidarité avec l'Azerbaïdjan et par mesure de rétorsion envers le soutien apporté par Erevan aux séparatistes arméniens du Nagorny Karabakh. Cette enclave en territoire azerbaïdjanais est contrôlée par les Arméniens depuis une guerre dans les années 1990.

L'Arménie, pour sa part, refusait jusqu'ici tout lien entre la question du Nagorny Karabakh et le processus de réconciliation turco-arménien.

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ATS