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La Turquie refuse l'installation sur son sol des camps d'accueil et d'enregistrement des migrants souhaités par Bruxelles pour faire face à la crise migratoire. L'installation de tels centres est "inacceptable" et "inhumaine", juge le Premier ministre Ahmet Davutoglu.

"Nous avons dit aux Européens qu'il n'y aura aucun centre d'accueil en Turquie", a-t-il déclaré dans un entretien accordé au quotidien Hürriyet, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York.

Lors d'un sommet extraordinaire mercredi, les dirigeants de l'Union européenne sont convenus de renforcer leurs frontières extérieures face à l'afflux de migrants, notamment en installant des centres d'accueil et d'enregistrement ou "hotspots" en Italie et en Grèce.

Ils ont également annoncé mobiliser au moins un milliard d'euros supplémentaires à destination du Haut Commissariat aux réfugiés (HCR) et au Programme alimentaire mondial (Pam) pour aider les réfugiés dans les pays voisins de la Syrie. M. Davutoglu a écarté lundi l'idée pour son pays de recourir à cette aide. "Nous ne voulons pas l'accepter", a-t-il tranché.

"Zone de sécurité"

Le chef du gouvernement turc a une nouvelle fois exprimé sa préférence pour la création d'une "zone de sécurité" le long de la frontière turco-syrienne pour accueillir les réfugiés syriens sur leur propre sol. Mais cette idée est écartée par ses alliés.

"Si le secteur d'Azaz à Jarablus est nettoyé (des combattants de l'Etat islamique), nous pouvons installer trois villes qui pourraient accueillir chacune 100'000 personnes", a suggéré M. Davutoglu. "Vous (les Européens) pouvez prendre en charge leur coût et nous pouvons les construire", a-t-il ajouté.

La Turquie a accueilli officiellement 2,2 millions de Syriens depuis le début de la guerre civile qui agite son voisin et dépensé 6,6 milliards d'euros à cette fin.

Le Premier ministre turc a par ailleurs indiqué lundi que son pays allait mettre en place un "groupe de travail" avec l'Allemagne, la destination favorite de nombreux migrants, pour faire face à la crise migratoire actuelle. "Nous allons d'abord établir un mécanisme bilatéral qui pourra être étendu à la Grèce si nécessaire", a indiqué M. Davutoglu, qui s'est entretenu avec la chancelière allemande Angela Merkel pendant le week-end à New York.

ATS