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Dans trois quarts des cas de violence domestique, les victimes étaient des femmes (photo symbolique).

KEYSTONE/LUIS BERG

(sda-ats)

En 2016, 17'685 infractions ont été enregistrées dans le domaine de la violence domestique. Ce sont 2% ou 388 infractions de plus par rapport à l'année précédente. Dix-huit femmes et un petit garçon n'ont pas survécu.

Les derniers chiffres de l'Office fédéral de la statistique (OFS) publiés lundi rappellent les mêmes constantes: dans trois quarts des cas, ce sont des femmes qui sont les victimes. Les voies de fait (31%), menaces (24%), injures (16%) et lésions corporelles simples (11%) représentent quatre cinquièmes de toutes les violences domestiques enregistrées par la police.

Dans le détail, le nombre de décès est en fort recul. En 2015, 36 personnes avaient perdu la vie, dont huit enfants en âge préscolaire. Les 19 homicides enregistrés l'an dernier ont été commis neuf fois sur dix par des hommes. Les victimes ont succombé sous des coups de feu dans plus de 30% des cas, des coups de couteau (24%) et des violences physiques (23%).

A domicile le dimanche soir

En 2016, il y a eu près de 100 cas de lésions corporelles graves, soit 16% de plus qu'une année auparavant. Pour cette infraction, les prévenus ont recours dans 67% des cas à la violence physique, comme des coups de poings ou de pieds. Le nombre de tentatives d'homicide est par contre resté stable (52).

La plupart des violences se sont produites entre quatre murs le plus souvent en fin de semaine, plus particulièrement le dimanche soir. La moitié des infractions interviennent entre partenaires et 28% entre ex-partenaires. Treize pour cent concernent une relation parents-enfants.

L'an dernier, 447 femmes ont été victimes de violences domestiques graves. Que ce soit dans une relation en couple ou avec un ex, la part de la violence sexuelle dans la violence grave est supérieure à 60%. Les lésées avaient entre 25 et 29 ans.

Beaucoup connaissaient déjà la police pour leurs problèmes conjugaux. Dans 15% des cas, il y a déjà eu une plainte déposée. La vulnérabilité des femmes étrangères dans des couples est quatre fois plus élevée que chez les Suissesses.

Mois de disparités avec l'âge

Dans les classes d'âge jusqu'à 60 ans, la part des femmes lésées d'un couple est nettement supérieure à celle des hommes. En revanche, chez les seniors, cette différence s'estompe complètement, les hommes étant autant victimes que les femmes.

Dans la catégorie des violences graves figurent bien sûr l'homicide ou la tentative d'homicide, mais aussi des délits tels la séquestration et l'enlèvement (129), la contrainte sexuelle (214), le viol (210), les abus sexuels commis sur une personne incapable de discernement (35) ou l'incitation au suicide (3).

La police a sinon enregistré 2017 lésions corporelles simples, 739 cas de contraintes (-4%), 5412 voies de fait (+4,5%), 4 mariages forcés (2010: 10), 2916 injures, 4189 menaces et 359 actes d'ordre sexuel avec des enfants (11 de plus qu'en 2015).

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ATS