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Le rapport de la CNUCED est publié en plein scandale sur les Panama Papers.

KEYSTONE/AP/ARNULFO FRANCO

(sda-ats)

La volatilité des investissements offshore augmente. Les fonds acheminés dans des sociétés écrans ou vers les principaux centres financiers à la fiscalité intéressante reculent mais restent conséquents, a dit mardi à Genève la CNUCED.

Au total, 221 milliards de dollars (environ 209 milliards de francs) ont été injectés au quatrième trimestre vers des sociétés écrans, en hausse par rapport à la même période en 2014. La situation reflète celle de 2012-2013. Le principal destinataire sur toute l'année est le Luxembourg.

En revanche, les volumes vers les centres offshore sont, eux, loin des 132 milliards de dollars enregistrés en 2013. Mais ils sont stables et ont atteint malgré tout en 2015 plus de 70 milliards. Les investissements depuis des pays en développement ou émergents sont en augmentation.

La proportion des investissements dans des centres à la fiscalité avantageuse, souvent offshore, augmente, indique encore la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) dans son rapport.

Davantage de coordination

En pleines révélations du scandale des Panama Papers, le rapport ajoute que les gouvernements doivent faire face à "de substantielles pertes fiscales". La CNUCED appelle d'urgence à davantage de coordination internationale en matière de politique fiscale et d'investissements.

En 2014, les revenus de l'investissement direct de multinationales étrangères en Suisse se sont montés à 62 milliards de dollars, soit 8,9% du produit intérieur brut (PIB). Une proportion qui atteint près de 800% dans un paradis fiscal des Caraïbes. Au total, les revenus de ces sociétés dans 208 juridictions la même année se sont montés à 1257 milliards de dollars, soit 1,6% du PIB.

ATS