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Les ministres des Finances de la zone euro ont demandé lundi soir à la Grèce de travailler à un nouveau programme d'économies budgétaires. Athènes doit aussi renégocier un accord avec ses créanciers privés pour les faire contribuer davantage à la réduction de la dette nationale.

L'objectif de ce programme d'ajustement budgétaire "ambitieux" est que la Grèce puisse tenir ses engagements de déficits, mis à mal en raison notamment de la dégradation économique du pays, a expliqué Jean-Claude Juncker, président de l'Eurogroupe, à l'issue d'une réunion à Bruxelles.

Manque 873 millions

Sur les douze mois, il manque 873 millions d'euros à l'Etat pour atteindre ses objectifs de recettes, et les revenus nets ont été inférieurs de 1,7% à ceux de 2010. "Le programme (budgétaire) grec a dérapé" par rapport aux prévisions, a souligné M. Juncker.

Le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, a lui invité Athènes "à accélérer la mise en place de réformes structurelles pour renforcer son économie et sa croissance".

Trouver un accord sur la dette

La zone euro a par ailleurs demandé aux autorités grecques et aux créanciers privés du pays (banques, assureurs et fonds d'investissement) de trouver un accord de principe "dans les jours qui viennent" sur la réduction de la dette grecque, alors que les négociations patinent et prennent du retard.

M. Juncker a estimé que la contribution du secteur privé était en l'état insuffisante. Il a appelé à ce que les taux d'intérêt pour les nouvelles obligations que doivent recevoir les banques en échange des anciennes soit "clairement en dessous de 4%", alors que le secteur privé demande au moins ce niveau.

Des sources au ministère grec des finances ont fait savoir lundi soir qu'Athènes va poursuivre ses négociations avec ses créanciers privés en se fixant le 13 février comme date-butoir pour lancer l'opération.

ATS