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Une nouvelle semaine de tourmente s'ouvre pour la zone euro après la dégradation coup de massue vendredi de neuf de ses membres par S&P. La France, notamment, devra passer jeudi prochain un test crucial auprès des marchés sur lesquels pèse aussi le spectre renaissant d'une faillite de la Grèce.

La réouverture lundi des places financières dira si les investisseurs ont digéré le tir groupé de Standard and Poor's (S&P). L'impact de sa décision, déjà anticipée, est apparu limité vendredi sur les bourses européennes et à Wall Street, qui n'ont clôturé qu'en petite baisse.

Test crucial pour la France

L'abaissement de la note d'un pays se traduit, en principe, par une hausse des taux d'intérêt auxquels il refinance sa dette. Pour la France, la première épreuve déterminante est attendue jeudi. Paris espère lever 7,5 à 9,5 milliards d'euros, sur 178 milliards d'emprunts prévus en 2012. L'opération sera d'autant plus scrutée qu'elle sera la seule d'envergure cette semaine.

La gifle de Standard and Poor's a également enflammé la campagne électorale pour la présidentielle. A moins de 100 jours du vote, elle tombe mal pour Nicolas Sarkozy, candidat attendu à un second mandat.

Rompant deux jours de silence, M. Sarkozy a annoncé dimanche qu'il parlerait "aux Français à la fin du mois" des réformes à effectuer "sans perdre de temps". Sans commenter la dégradation mais dans les mêmes termes que son gouvernement depuis vendredi, il a appelé au "sang froid" dans la crise, "une épreuve qu'il ne fallait ni sous-estimer, ni dramatiser à l'excès".

L'Allemagne solidaire

Plus que jamais première de la classe européenne, l'Allemagne a affiché ce week-end une solidarité appuyée avec ses partenaires. Il reste "encore un long chemin" à la zone euro pour regagner "la confiance des investisseurs", a concédé la chancelière Angela Merkel.

"Il est cependant aussi visible que nous sommes engagés de façon décidée sur ce chemin d'une monnaie stable, de finances solides et d'une croissance durable", a-t-elle toutefois relativisé.

ATS