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Le cimentier franco-suisse est à nouveau mis en cause pour ses activités (archives).

KEYSTONE/WALTER BIERI

(sda-ats)

L'activité de LafargeHolcim dans des zones de tension est à nouveau pointée du doigt. Tout en admettant sa légalité, une ONG israélienne accuse le groupe franco-suisse de contribuer au maintien d'une "occupation" dans le nord de Chypre et au Sahara occidental.

En mars 2016, le Conseil des droits de l'homme avait demandé à Genève au Haut Commissaire d'établir d'ici l'année suivante une liste des entreprises qui ont directement ou indirectement "permis, facilité et bénéficié" des colonies israéliennes. Zeid Raad al-Hussein avait demandé ensuite un délai supplémentaire, provoquant une polémique.

En attendant cette liste, l'ONG israélienne Kohelet Policy Forum (KPF) a publié lundi un rapport sur d'autres zones qu'elle considère comme "occupées". Elle ne cache pas que ce document est dévoilé pour montrer que les activités d'entreprises étrangères ne doivent pas être examinées seulement au Proche-Orient. Et de dénoncer "l'indifférence de l'ONU pour les droits de l'homme".

Dans son rapport, elle mentionne l'implication de plus de 40 multinationales ou grandes entreprises de 17 pays dans le maintien de zones occupées. Parmi elles, LafargeHolcim est ciblée dans la République turque autoproclamée de Chypre-Nord (RTCN), reconnue uniquement par la Turquie.

Autre société suisse visée

Depuis trois ans, le groupe franco-suisse a absorbé dans sa structure Boğaz Endüstri ve Madencilik (BEM), rachetée il a une quinzaine d'années par Holcim et qui dispose d'une cimenterie dans l'Est de la RTCN. En 2015, les ventes de LafargeHolcim ont atteint près de 250'000 tonnes dans cette partie chypriote turque, en hausse de plus de 32%. Le ciment est par ailleurs l'une des exportations principales de la RTCN.

LafargeHolcim "facilite la croissance à long terme et la durabilité de l'économie de Chypre-Nord", déplore l'ONG. Et elle met également en cause l'entreprise au Sahara occidental, région sous contrôle marocain, mais où le Front Polisario demande un référendum d'autodétermination. La filiale marocaine doit inaugurer cette année une cimenterie à Laayoune pour répondre aux besoins de cette ville.

Une autre entreprise suisse, Eurochem, est également ciblée. Cette société zougoise, propriété du milliardaire russe Andreï Melnichenko, est active dans les fertilisants. Selon les estimations, sa filiale Lifosa importe plus de 70'000 tonnes de substances, malgré sa volonté affichée de mettre un terme à ces transactions.

La justice française a récemment ouvert des investigations contre LafargeHolcim. Le groupe a été accusé d'avoir indirectement financé des groupes armés en Syrie. LafargeHolcim fait l'objet de plusieurs plaintes déposées par le ministère français de l'Economie, mais aussi par des ONG dont une qui s'était appuyée sur des déclarations d'anciens employés de l'usine. Son patron a annoncé sa démission pour juillet suite à cette affaire.

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ATS