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Selon les promoteurs de ce projet de "fact-checking", l'information actuelle est totalement insuffisante sur la question européenne (archives).

KEYSTONE/GAETAN BALLY

(sda-ats)

Alors que les relations Suisse-UE donneront lieu à des votes ces prochaines années, l'ancien rédacteur en chef de PME Magazine et de l'Agefi François Schaller lance un projet de recherche sur les accords bilatéraux. Ses promoteurs comptent réunir 600'000 francs.

L'objectif est de publier dès janvier 2018 dix enquêtes sur les accords bilatéraux I, la libre circulation, l'accès au marché, la clause guillotine ou encore Erasmus, indique mardi l'Association CH-EU Investigation dans un communiqué.

Ces rapports seront disponibles en libre accès sur le site www.bilatinvestigation.ch, qui sera proposé en français et allemand, ainsi qu'en anglais si les moyens seront suffisants. La version en allemand sera réalisée par le journaliste indépendant Christophe Büchi, ancien correspondant de la NZZ en Suisse romande.

Le projet vise à atteindre les milieux économiques et politiques, les médias et le public intéressé en Suisse et en Europe, avec l'idée de devenir une agence durable d'investigation sur la politique européenne de la Suisse.

Les fonds pour ce projet seront recherchés dès fin septembre via la plateforme de financement participatif WGR, basée à Lausanne. Le projet est chapeauté par l'association sans but lucratif CH-EU Investigation, présidée par François Schaller et pilotée par un comité de quatre personnes.

"Dominante euro-sceptique"

Pour sauvegarder l'indépendance du projet, les contributions seront plafonnées à 50'000 francs. Mais François Schaller ne cache pas qu'il y a une "dominante euro-sceptique" dans le comité. Lui-même se dit opposé à une adhésion de la Suisse à l'Union européenne et à la libre circulation.

Outre Christophe Büchi et François Schaller, le comité compte encore le Genevois Antoine Spillmann, actif dans la gestion de fortune, et Jamal Reddani, qui est à la tête d'une fiduciaire basée à Nyon (VD).

François Schaller juge que l'information actuelle est totalement insuffisante sur la question européenne et qualifie de "superficiels" les résultats des études commandées par la Confédération sur les effets des accords bilatéraux I. Avec cette "initiative romande de fact checking", il veut comprendre ce qui se passera réellement si on prend le "risque maximum", à savoir la suppression de la libre circulation des personnes.

Un bilan qui reste à faire

Pour Christophe Büchi, qui se qualifie lui de "pro-européen critique à l'égard des structures et du fonctionnement de l'UE", le bilan de la libre circulation reste à faire et c'est justement l'objectif de ce projet.

Les recherches seront attribuées à des collaborateurs scientifiques, des experts, éventuellement aussi à des journalistes. Et si leurs conclusions contredisent les opinions des promoteurs du projet? François Schaller promet que le projet sera mené avec une honnêteté intellectuelle "complète et irréprochable".

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ATS