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Le cinéaste danois Lars von Trier a été interrogé mercredi par la police danoise sur les propos controversés qu'il avait tenus au dernier Festival de Cannes. Il avait notamment affirmé éprouver "un peu" de compassion pour Hitler lors d'une conférence de presse.

En raison d'une inculpation pour exaltation de crimes de guerre, "je conclus que je ne peux pas m'exprimer sans ambiguïté. J'ai donc décidé qu'à partir d'aujourd'hui je ne ferai plus de déclarations publiques", a ajouté Lars von Trier.

Le procureur de la République de Grasse a toutefois démenti toute mise en examen. "Ce n'est pas cohérent, je ne peux pas mettre en examen puisque je ne suis pas juge d'instruction", a-t-il déclaré.

Investigations

"Cela étant, on ne reste pas les bras ballants après ce qui s'est dit lors du Festival de Cannes. Depuis, on a fait un certain nombre d'investigations et on a demandé cet été aux autorités judiciaires danoises de nous indiquer si les propos tenus pouvaient entraîner des poursuites dans le cadre d'une infraction pénale au regard de la législation danoise", a ajouté le procureur.

Connu pour ses provocations, Lars von Trier avait défrayé la chronique en affirmant notamment éprouver "un peu" de compassion pour Hitler, au dernier Festival de Cannes lors de la présentation de son film "Melancholia".

"Je dis seulement que je comprends l'homme. Il n'est pas vraiment un brave type, mais je comprends beaucoup de lui et je sympathise un peu avec lui", avait-il dit. Le cinéaste, qui avait présenté des excuses, avait alors été déclaré "persona non grata" pour la durée de l'édition 2011.

ATS