Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Le Tribunal correctionnel de Lausanne a condamné lundi deux médecins à respectivement 120 et 60 jours-amende à 300 francs avec sursis pendant deux ans. En février 2006, ce chirurgien et cet anesthésiste n'avaient pas décelé une complication post-opératoire fatale dans une clinique lausannoise.

Le patient âgé de 69 ans est décédé d'une péritonite, trois jours après l'ablation d'une tumeur intestinale. Le tribunal a estimé que le suivi du patient n'a pas été effectué selon "les règles de l'art". Le Ministère public avait requis des peines de 120 et 60 jours-amende avec sursis. La défense avait plaidé l'acquittement.

Selon les juges, le chirurgien est un médecin expérimenté, qui a procédé à l'opération "dans les règles de l'art". C'est après l'opération qu'il "n'a pas fait tout ce qui était en son pouvoir pour suivre l'évolution de l'état de son patient".

Il a notamment négligé de manière "incompréhensible des signes qui paraissaient suspects pour tous". La victime, souffrant de complications classiques pour ce type d'opération, s'est plainte de douleurs et a présenté des symptômes qui auraient dû alerter le médecin.

Passivité injustifiée

L'homme a commis une négligence en omettant de se rendre au chevet de son patient, malgré les "informations alarmantes" transmises par le personnel de l'hôpital. A décharge, les juges ont tenu compte de ses regrets et de sa carrière irréprochable.

Le médecin anesthésiste, qui était présent comme médecin de garde pour assurer d'éventuelles réanimations à la clinique la nuit du décès, a adopté une position de garant en acceptant de prescrire des antalgiques à la victime.

Renonçant à se déplacer au chevet du malade, malgré des appels répétés du personnel soignant, et se bornant à prescrire des antalgiques de plus en plus lourds, il a fait preuve d'une passivité injustifiée, estiment les juges.

Selon les experts, un suivi conforme aux règles de l'art aurait permis d'intervenir et augmenté les chances de survie du patient de manière considérable. Opéré le 16 février 2006, le patient est décédé trois jours plus tard d'une péritonite.

ATS