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Le Tribunal criminel de Lausanne a condamné vendredi le tireur de Montbenon à dix ans de prison pour avoir fait feu en 2011 sur une assistante de police, blessant deux personnes. Reconnu coupable de tentative de meurtre, il devra suivre un traitement ambulatoire.

La Cour a estimé que la culpabilité du condamné est "écrasante". Il a agi avec persévérance. Il a tiré cinq coups de feu en plein centre-ville, ne s'arrêtant que lorsque sa "cible" s'est écroulée, blessant grièvement aux jambes une contractuelle de 58 ans et, plus légèrement, une jeune avocate qui passait en voiture.

Ce solitaire de 30 ans, limité intellectuellement, "a procédé comme s'il allait dans un stand de tir". Les deux victimes ne doivent qu'à leur "bonne étoile" le fait qu'elles ont pu en réchapper.

Pas un assassin

La Cour a toutefois écarté la tentative d'assassinat, plus grave pénalement et dénotant un mépris complet de la vie d'autrui, au profit de la tentative de meurtre par dol éventuel, comme le préconisaient la défense et le Ministère public. Le tireur est "resté juste un cran en-dessous de l'assassin", a dit le président.

Le jeune homme n'a "pas agi de sang-froid". Il était dans un "état émotionnel extrême", ayant reçu le matin même une convocation pour se présenter comme assistant de police, une lettre qu'il espérait autant qu'il redoutait. Ce jour-là, "il visait avant tout l'uniforme qu'il ne portera jamais", a estimé la Cour.

Risque de récidive élevé

Pour fixer la peine - le Parquet avait requis douze ans de prison -, le tribunal a tenu compte de la responsabilité légèrement diminuée du tireur, de son repentir sincère, ainsi que du fait qu'il s'est rendu à la police et a dédommagé ses victimes. Il a renoncé à ordonner un internement au profit d'un suivi psycho-éducatif ambulatoire.

La Cour reconnaît que les experts estiment que le risque de récidive est élevé. Ce traitement devrait permettre d'améliorer sa capacité à faire face aux situations complexes de la vie de tous les jours. "Il est averti que s'il met les pieds au mur, une mesure plus drastique pourra être prononcée", a déclaré le président.

ATS