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Plus de 200 personnes, en partie masquées, ont manifesté samedi après-midi à Lausanne contre l'accord anti-contrefaçon (ACTA). Elles ont dénoncé une volonté de censurer internet et l'absence de débat démocratique sur cet accord.

"Vers une censure du Web", "Stop ACTA", "Error your democracy not found" pouvait-on lire notamment sur les pancartes portées par les manifestants en majorité jeunes et pas seulement venus du canton de Vaud, comme le notait un membre du Parti pirate fribourgeois.

"Nous sommes contre ACTA, nous voulons qu'internet reste aussi libre qu'aujourd'hui", a déclaré de son côté Alexandre Brélaz, fils du syndic de Lausanne Daniel Brélaz. "Notre but, c'est d'informer les gens", a-t-il ajouté.

Surveillance "totale"

ACTA signifie "la surveillance totale de toutes nos activités en ligne", affirme le tract distribué par les manifestants qui ont défilé en deux cortèges à travers Lausanne. "La démocratie est bafouée, ce sont des accords liberticides", souligne le texte.

Comme en Europe, l'opposition à l'accord international anti-contrefaçon (ACTA) croît en Suisse au niveau des partis politiques également. Nombre d'entre eux aimeraient que le Conseil fédéral reporte la signature et la ratification de ce texte.

ACTA vise à lutter contre la contrefaçon au sens large, des médicaments par exemple jusqu'au téléchargement illégal sur internet. La Commission européenne vient de saisir la Cour de justice de l'UE pour savoir si l'accord viole des droits fondamentaux comme la liberté d'expression, d'information ou la protection des données.

ATS