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Sergueï Lavrov (ici lors d'une rencontre avec Donald Trump en mai 2017) n'a pas ménagé ses critiques face à la politique du président américain.

KEYSTONE/AP Russian Foreign Ministry

(sda-ats)

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a violemment attaqué les Etats-Unis lundi. Il a dénoncé la position américaine sur les grands dossiers internationaux - Iran, Syrie, Corée du Nord - et a accusé Washington de refuser "la réalité d'un monde multipolaire".

Lors de sa conférence de presse bilan de 2017, le ministre russe des affaires étrangères a profité de quasiment toutes ses réponses pour critiquer les Etats-Unis avec lesquels les relations restent au plus bas près d'un an après la prise de fonction de Donald Trump.

"Malheureusement, nos collègues américains et leurs alliés continuent de vouloir imposer leurs vues en se basant exclusivement sur le diktat et l'ultimatum. Ils ne veulent pas écouter les points de vue d'autres centres de la politique mondiale", a-t-il déclaré. "Ils ne veulent même pas reconnaître la réalité d'un monde multipolaire".

Année "compliquée"

Selon lui, les Etats-Unis "utilisent de nombreuses méthodes, du déploiement d'un système global de défense antimissile aux sanctions unilatérales, à l'extra-territorialité de leur propre législation et aux menaces de résoudre tout problème international uniquement selon leur propre scenario".

Le chef de la diplomatie russe a ajouté que 2017 avait été une année "compliquée". Evoquant "les nombreux foyers de tensions dans différentes régions du monde", il a souligné que "les menaces de Washington ont sérieusement aggravé la situation", citant la crise dans la péninsule coréenne.

Le ministre russe a également critiqué le projet de bouclier antimissile américain en Asie, qui doit être étendu au Japon, et a accusé Washington de continuer à oeuvrer pour un changement de régime en Syrie.

Défense de l'accord iranien

Sergueï Lavrov s'est aussi longuement étendu sur l'Iran. Il a exprimé son inquiétude après l'ultimatum de Donald Trump pour obtenir un durcissement de l'accord sur le nucléaire iranien.

"Les dernières déclarations (du président américain) ne suscitent pas l'optimisme et ne renforcent pas la stabilité" de l'accord, a-t-il déclaré. Il a ajouté que Moscou continuerait de "s'assurer que les Etats-Unis acceptent la réalité, et la réalité, c'est que l'Iran remplit ses obligations".

Les pays européens concernés - France, Grande-Bretagne et Allemagne - ont également déjà fait savoir qu'ils n'étaient pas favorables à une renégociation de l'accord.

Anniversaire

Ces commentaires arrivent à quelques jours du premier anniversaire de l'arrivée au pouvoir de Donald Trump. Le milliardaire républicain était considéré lors de son élection comme étant proche de Moscou et plusieurs membres de son équipe de campagne sont sous le coup d'une enquête pour "collusion" avec la Russie.

Mais les relations avec l'administration Trump sont plus compliquées que sous Barack Obama, a précisé M. Lavrov. "Les actions de l'administration actuelle sont malheureusement dans la lignée de l'administration Obama, en dépit de la ligne du président Trump durant la campagne électorale. Dans certains domaines, elle exerce même plus de pressions", a-t-il déclaré.

M. Lavrov a également accusé les Etats-Unis d'avoir "peur" d'une compétition à armes égales dans plusieurs domaines, notamment l'énergie et l'approvisionnement en gaz de l'Europe.

Contre la loi sur les "fake news"

Le ministre russe a par ailleurs critiqué le projet de loi annoncé par le président français Emmanuel Macron contre les "fake news". Il a estimé que ces informations "frauduleuses" ne seraient définies "que par un seul parti, sans discussion, sans preuve, en faisant fi de tout argument".

Début janvier, M. Macron a déclaré souhaiter une loi condamnant les informations bidon en période électorale. Dans le collimateur du gouvernement français se trouvent notamment les médias russes RT et Sputnik, avec lesquels M. Macron a eu plusieurs démêlés lors de la campagne présidentielle de 2017.

Aux Etats-Unis, les autorités ont forcé RT à s'enregistrer comme "agent de l'étranger", ce que M. Lavrov a également regretté lundi.

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ATS