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Le Premier ministre social-démocrate roumain Victor Ponta, inculpé de corruption depuis juillet, va être jugé, a annoncé jeudi le Parquet (DNA). Il est accusé de falsification de documents et blanchiment d'argent dans le cadre de ses anciennes activités d'avocat.

M. Ponta, 42 ans, qui clame son innocence, est le premier chef de gouvernement roumain à devoir se défendre devant un tribunal alors qu'il est toujours en fonction.

Lundi, il avait déclaré lors d'une interview qu'il allait "respecter la décision des juges, quelle qu'elle soit", tout en exprimant son intention de garder son poste jusqu'aux élections de novembre 2016.

Dix-sept infractions

M. Ponta est accusé de "17 infractions de faux en écriture, de complicité d'évasion fiscale et de blanchiment", pour des faits remontant à 2007-2011, alors qu'il était avocat. Il est soupçonné par la justice d'avoir reçu l'équivalent de 55'000 euros de la part d'un proche, Dan Sova, avec lequel il aurait signé un contrat de collaboration.

Pour justifier de cette somme, reçue en plusieurs tranches mensuelles, il aurait, en 2011, rédigé 17 factures attestant faussement avoir travaillé pour le cabinet d'avocats de M. Sova.

Ce dernier, nommé entre-temps à trois reprises ministre par M. Ponta, avant de démissionner en 2014, a pour sa part été déféré en justice jeudi, pour complicité d'abus de pouvoir, faux, évasion fiscale et blanchiment.

Immunité pas levée

Les nominations successives de Dan Sova au gouvernement ont également valu au Premier ministre d'être soupçonné de conflit d'intérêts dans l'exercice de ses fonctions. Les procureurs n'ont toutefois pas pu lancer de poursuites sur ce volet car le parlement, où la majorité de centre-gauche dispose d'une confortable majorité, a refusé de lever son immunité parlementaire.

Au pouvoir depuis mai 2012, M. Ponta a jusqu'ici rejeté les appels à la démission lancés par le président conservateur Klaus Iohannis et par l'opposition de centre droit.

ATS