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Début mai, trois hippopotames ont été retrouvés décapités dans le parc de la Pendjari.

KEYSTONE/AP/RICHARD VOGEL

(sda-ats)

Le gouvernement béninois a lancé mercredi un projet d'investissement sur 10 ans pour protéger l'écosystème du parc animalier de la Pendjari. Ce dernier est l'un des derniers parcs animaliers d'Afrique de l'Ouest.

L'Etat investira 5,2 millions d'euros (5,6 millions de francs) sur 10 ans, sur un projet global de 23 millions d'euros, pris en charge en partie par des fondations pour la protection de l'environnement.

"La présidence du Bénin et African Parks se fixent comme objectif de doubler les populations d'animaux sauvages dans le parc en 10 ans", a indiqué la présidence mercredi.

Le gouvernement, qui a inscrit le développement du tourisme dans ses priorités, a signé un accord avec African Parks, une ONG internationale qui gère 11 parcs nationaux et territoires protégés en Afrique.

Animaux massacrés

Début mai, trois hippopotames ont été retrouvés décapités dans le parc de la Pendjari, territoire protégé de 4800 km2 qui recouvre le nord-ouest du Bénin, ainsi qu'une partie du Niger et du Burkina Faso. Les massacres d'éléphants et de pangolins s'accélèrent, les hôtels et les routes n'ont pas été rénovés depuis des années faute d'investissements.

Le projet prévoit la sécurisation du parc, avec une clôture de 190 kilomètres et la formation de 90 gardes, ainsi qu'un recensement et une surveillance des espèces pour en assurer la biodiversité.

Attirer des visiteurs

Le parc espère attirer 9000 visiteurs chaque année (contre 6000 actuellement), et encourager le développement économique des 50'000 habitants de la région, selon la présidence.

Ce programme fait partie de 45 projets d'investissement mis en place par le président Patrice Talon, au pouvoir depuis 2016, pour relancer l'économie béninoise.

"Notre objectif d'ici la fin du quinquennat est d'atteindre 700'000 touristes (contre 200'000 actuellement)", explique José Pliya, directeur de l'Agence nationale pour le tourisme, grâce à un investissement de 600 milliards de francs CFA (environ un milliard de francs) sur 5 ans dans le secteur. Celui-ci serait financé notamment par un emprunt à la Banque Mondiale.

ATS

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