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Il s'agit du sixième jour de grève des routiers brésilien contre la hausse des prix du diesel. Dans tout le pays, pratiquement toutes les stations-service étaient à sec et les produits frais se faisaient de plus en plus rares sur les étals.

KEYSTONE/AP/ANDRE PENNER

(sda-ats)

La grève des transports routiers au Brésil, qui protestent contre la hausse du prix du diesel, continuait samedi de causer de graves problèmes d'approvisionnement. Le gouvernement a néanmoins affirmé que la situation était en cours de normalisation.

"Nous allons vers une normalisation de la situation", a soutenu samedi le ministre de la Sécurité institutionnelle, Sergio Etchegoyen, tout en reconnaissant que "ce n'est pas rapide". Le gouvernement souhaite que la priorité soit donnée aux aéroports, aux centrales thermoélectriques et à l'approvisionnement des hôpitaux.

Vendredi soir, peu après l'annonce du président Michel Temer du recours aux "forces de sécurité fédérales", les militaires ont commencé à escorter des camions-citernes pour qu'ils aient accès aux raffineries, notamment celle de Duque de Caxias, près de Rio de Janeiro.

Samedi soir, 566 barrages routiers partiels étaient toujours en place à travers le pays, a indiqué le ministre de la Sécurité publique, Raul Jungmann. Selon lui, 97% des routes de Sao Paulo étaient dégagées et 70% à Brasilia. "Le Brésil ne sera pris en otage (par aucun secteur) et le gouvernement du président Temer est déterminé à utiliser tous les moyens pour y parvenir ", a averti M. Jungmann.

Le ministre du secrétariat au gouvernement Carlos Marun a lui fait savoir que les chauffeurs de camions transportant médicaments et matériel médical seraient passibles d'amendes s'ils participent au mouvement de grève. De son côté, le président a autorisé par décret la saisie de véhicules et de marchandises privées "nécessaires au transport de marchandises jugées essentielles par les autorités". Des camions escortés par des policiers et l'armée ont été vus samedi.

A sec

Il s'agit du sixième jour de ce mouvement de protestation contre la hausse des prix du diesel. Dans tout le pays, pratiquement toutes les stations-service étaient à sec et les produits frais se faisaient de plus en plus rares sur les étals.

Les problèmes d'approvisionnement touchent aussi de plein fouet les transports en commun en manque de carburant ou de kérosène. Les chaînes de montage de l'industrie automobile, qui emploie 132'000 personnes, sont aussi à l'arrêt depuis vendredi. Et de nombreux abattoirs ont suspendu leurs activités, compromettant la capacité d'exportation de ce géant de l'agroalimentaire.

Dans son éditorial de samedi, le journal Estado De Sao Paulo a pointé du doigt "l'irresponsabilité généralisée", tant des grévistes que du gouvernement, qui a agi avec une "lenteur excessive".

Décision critiquée

À moins de cinq mois de la présidentielle d'octobre, le peu de crédibilité qui restait à l'impopulaire gouvernement de centre droit a été considérablement entamé.

Après l'annonce du président Temer de faire appel à l'armée, l'Association brésilienne des camionneurs (Abcam), qui revendique 600'000 routiers indépendants, s'est dite "inquiète de la sécurité des chauffeurs" et a demandé dans un communiqué "que les manifestations se poursuivent de façon pacifique, sans obstruer les voies".

Vendredi, plusieurs leaders syndicaux ont critiqué la décision du gouvernement d'employer l'armée "comme instrument de répression", qui revient, selon eux, à "tenter d'éteindre l'incendie avec de l'essence". Amnesty International a considéré cette décision "inadmissible" considérant que le rôle de l'armée n'était pas de "mettre un terme à des manifestations ou des grèves".

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ATS