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Le Canada et le Québec ne soutiennent plus Michaëlle Jean

La secrétaire générale sortante de l'OIF Michaëlle Jean défend son bilan et assure avoir "positionné la Francophonie sur l'échiquier multilatéral". Ici, lors du Sommet de 2016 à Madagascar, en compagnie du conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann (archives).

KEYSTONE/AP The Canadian Press/ADRIAN WYLD

(sda-ats)

Le Canada et le Québec ont annoncé mardi qu'ils ne soutenaient plus la candidature de Michaëlle Jean à la direction de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) lors du prochain sommet de l'organisation. Celle-ci en est la secrétaire générale sortante.

La Canadienne, née en Haïti, ancienne gouverneure générale et ex-journaliste vedette, sera candidate à sa succession lors du prochain sommet de l'OIF jeudi et vendredi à Erevan. Elle sera opposée à Louise Mushikiwabo, ministre des Affaires étrangères du Rwanda, soutenue par la France et l'Union africaine.

La tradition veut que le choix soit fait par consensus, plutôt que par vote formel. "Le Canada a décidé de se rallier au consensus, comme c'est la tradition, ça a toujours été la manière de faire, on ne va pas la changer", a déclaré à l'AFP une source gouvernementale. "On a bien vu qu'elle (Michaëlle Jean) n'avait pas les appuis nécessaires, la suite lui appartient, il faut se rendre à l'évidence."

Consensus favorisé

"Pour ce qui est du poste de Secrétaire général, le Canada est prêt à se rallier au consensus, comme le veut la façon de faire en Francophonie", a confirmé dans un courriel Jérémy Ghio, porte-parole de la ministre canadienne de la Francophonie Mélanie Joly.

De son coté, François Legault, le nouveau Premier ministre élu du Québec, attendu à Erevan avec le Premier ministre fédéral Justin Trudeau, a annoncé qu'il ne soutiendrait pas Mme Jean. "Nous nous joindrons au consensus africain qui est plein de potentiel", a annoncé M. Legault dans un tweet. "Il est maintenant temps de laisser place à un nouveau style de gestion".

François Legault, dirigeant du parti nationaliste Coalition Avenir Québec (CAQ), a été élu la semaine dernière à la tête de la province canadienne qui est avec le Canada le deuxième contributeur de l'OIF, derrière Paris.

Lutte d'influence

Ce duel féminin symbolise la lutte d'influence entre les deux principaux bailleurs de fonds de l'OIF, le Canada et la France, dont les deux dirigeants M. Macron et Justin Trudeau se déplaceront à Erevan, mais également le poids grandissant de l'Afrique au sein de la Francophonie.

La candidature rwandaise fait cependant grincer des dents: le Rwanda a remplacé en 2008 le français par l'anglais comme langue obligatoire à l'école puis a rejoint le Commonwealth, pendant anglophone de l'OIF, un an plus tard. C'est d'ailleurs en anglais que Paul Kagame avait annoncé la candidature de sa ministre.

Face à Louis Mushikiwabo, Michaëlle Jean défend son bilan, assurant avoir "positionné la Francophonie sur l'échiquier multilatéral", tout en mettant en avant son "africanité". "Je suis Haïtienne et Canadienne afrodescendante", répète-t-elle.

Elle dénonce par ailleurs comme des "campagnes diffamatoires" les attaques d'une partie de la presse québécoise l'accusant de mener un "train de vie extravagant" après des travaux menés par l'OIF dans sa résidence officielle.

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