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Le groupe canadien Bombardier, ici un CS100 exploité par Swiss, est resté dans les chiffres rouges au deuxième trimestre (archives).

KEYSTONE/ALEXANDRA WEY

(sda-ats)

Les résultats du constructeur aéronautique et de matériels ferroviaires Bombardier sont restés dans le rouge au 2e trimestre, avec un recul des ventes et surtout des commandes d'avions. Le groupe canadien restructure son activité ferroviaire en Suisse.

Bombardier a annoncé vendredi une perte de 296 millions de dollars américains (284,5 millions de francs) au deuxième trimestre, réduite par rapport à la perte de 490 millions entre avril et juin l'an dernier.

Ramenée à une action, la perte est de 13 cents sur le trimestre, soit plus importante que les prévisions des analystes qui tablaient en moyenne sur une perte d'un cent sur les trois mois.

Le chiffre d'affaires a baissé de 5% à 4,1 milliards de dollars et le résultat courant avant impôts et frais financiers est négatif de 123 millions, à comparer avec un déficit courant de 251 millions sur le même trimestre l'an dernier.

Bombardier n'a toujours pas engrangé de nouvelles commandes pour ses avions CS100 et CS300 depuis le début de l'année, et son programme continue de peser sur les résultats. Les retards et le renchérissement du programme ont plombé les comptes du constructeur ces quatre dernières années avec à la clé des milliers de licenciements.

En service chez Swiss

Depuis la mise en service commercial du CS100 il y a un an par la compagnie aérienne Swiss, puis en fin d'année dernière du CS300 par Air Baltic, ce sont 16 appareils de la CSeries qui sont en service commercial dont 6 livrés au cours du deuxième trimestre.

Le chiffre d'affaires de cette division avions commerciaux a reculé de 16% à 640 millions de dollars et le résultat courant est négatif de 87 millions, "reflétant l'accélération des cadences de production des avions CSeries", a estimé Bombardier dans son communiqué.

Pour la division avions d'affaires, l'activité s'est ralentie avec une baisse de 6% du chiffre d'affaires à 1,4 milliard de dollars. Le constructeur a livré 36 appareils au deuxième trimestre, soit six de moins que sur la même période l'an dernier et le carnet de commandes s'est contracté de 5% à 14,7 milliards. Le résultat courant a chuté de 55% à 95 millions pour cette division.

Branche transport

La branche transport (matériels ferroviaires) a enregistré une petite progression de ses ventes à près de 2 milliards de dollars (+1%), avec des commandes signées de 2,7 milliards sur le trimestre portant le volume du carnet de commandes à 32,7 milliards (+9%).

Le résultat courant est négatif de 52 millions de dollars, en raison des coûts de restructuration. Hors exceptionnels, ce résultat courant a augmenté de 30% à 161 millions.

La multinationale a confirmé ses prévisions pour l'exercice, avec un chiffre d'affaires en hausse de "quelques points de pourcentages" et un résultat courant hors éléments exceptionnels "entre 580 millions et 630 millions de dollars ", a indiqué son patron Alain Bellemare.

Restructuration en Suisse

En Suisse, Bombardier a beaucoup fait parler de lui ces dernières semaines dans le secteur ferroviaire. Début juillet, le groupe québécois a annoncé prévoir de supprimer au maximum 167 emplois fixes d'ici à la fin 2018. Cette année, il en biffera dix sur son site de Villeneuve (VD) et 31 sur celui de Zurich.

La restructuration sera comme prévu mise en oeuvre à compter de juillet, et dès août au plus tôt pour les collaborateurs soumis à la convention collective de travail. Y compris les mesures de retraite anticipée, Bombardier supprimera cette année 45 postes fixes.

Quant aux réductions d'effectif prévues l'an prochain, elles seront à nouveau discutées au cours du premier trimestre 2018 avec les représentants du personnel. L'entreprise estime ainsi pouvoir bénéficier de la flexibilité nécessaire pour réagir aux éventuels changements qui pourraient intervenir ces prochains mois.

Pour mémoire, le géant canadien avait annoncé début juin la suppression par étapes d'ici à l'an prochain de près de 650 emplois en Suisse, soit la moitié de son effectif. La mesure concerne avant tout quelque 500 employés temporaires.

ATS