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Pour la première fois, le canton de Genève se dote d'une stratégie économique. Basée sur l'ouverture, la diversité et la durabilité, elle servira de cadre dans lequel le gouvernement inscrira ses actions à l'horizon 2030.

Le document présenté mardi aux médias par le conseiller d'Etat Pierre Maudet, en charge de l'économie depuis fin 2013, dresse un état des lieux et expose les objectifs à moyen et long termes. Etabli à partir d'entretiens avec cinquante experts et professionnels, il doit permettre à l'Etat de savoir ce qu'il "peut et doit faire", a souligné le magistrat.

Ce document vise notamment à répondre aux critiques sur l'absence de stratégie derrière l'implantation des multinationales au bout du lac. Marquées par une forte croissance, les dix dernières années ont pu donner "l'impression que l'on prenait tout ce qui bougeait", a relevé Pierre Maudet. Selon lui, il s'agit surtout d'un défaut de communication de son prédécesseur, Pierre-François Unger.

Les entreprises elles-mêmes sont demandeuses d'une certaine vision, selon M. Maudet. Le gouvernement établira une feuille de route d'ici à octobre. Il devra par exemple élaborer un plan d'action pour l'investissement de fonds dans les technologies de l'information ou encore pour renforcer l'attractivité du commerce de détail genevois, fortement affecté par la suppression du taux plancher.

La stratégie défend une "Genève dynamique et prospère, dotée d'une économie génératrice de bien-être individuel et sociétal, qui conjugue ouverture et proximité et allie diversité et durabilité." Elle se décline en sept axes: innovation, mobilisation des compétences, capital humain, diversification, exploration, durabilité et exportation.

ATS