Le canton de Vaud s'est réveillé lundi orphelin de Pierre Keller. Les hommages ont plu lundi sur le "flamboyant ambassadeur", "citoyen de panache", "personnalité hors du commun, "grand visionnaire" et l"amoureux du terroir" qu'était l'ancien directeur de l'ECAL.

"Depuis cette grande ville de Tokyo où Pierre Keller a tant oeuvré pour faire connaître les vins vaudois, j‘apprends la pénible nouvelle de son départ. Hommage à un citoyen de panache qui a fièrement et brillamment défendu l‘image de la culture et de la viticulture suisses", a écrit lundi sur Twitter le conseiller fédéral vaudois Guy Parmelin.

Un passionné qui a aidé les jeunes artistes

"On fait tout sérieusement, sans jamais se prendre au sérieux". Tel était le motto que Pierre Keller appliquait à l'ECAL/Ecole cantonale d’art de Lausanne. Il lui a ainsi permis de hisser en quelques années une petite école vaudoise parmi le gotha mondial des écoles d’art et de design, écrit l'ECAL lundi dans un communiqué.

"C’était un passionné et un grand visionnaire. Sa plus grande fierté restera sans doute d’avoir pu aider des centaines de jeunes artistes et designers à développer leur pratique. Qu’elle soit professionnelle ou amicale, sa générosité était sans pareille. Il va énormément nous manquer", a ajouté Alexis Georgacopoulos, directeur de l’ECAL.

Sens du contact

"Avec sa disparition, le canton perd l’un de ses plus flamboyants ambassadeurs", souligne le Conseil d'Etat vaudois. Il a donné à l'ECAL "une impulsion dont les effets se ressentent encore aujourd'hui. Volontiers provocateur, énergique et avec un sens du contact hors du commun, il a aussi mis son réseau et ses talents de négociateur à profit pour la promotion des vins vaudois pendant huit années".

Pierre Keller "aura marqué les Lausannoises et Lausannois avec une trajectoire de vie hors norme et développé l’image de la Ville bien au-delà du canton. Son apport tant au niveau artistique que pour le monde viticole au niveau régional et international est immense", souligne la Ville de Lausanne dans un communiqué.

Affiches et expositions

Le Montreux Jazz festival rend lui aussi hommage à celui qui était membre de son Conseil de fondation depuis 1995. "Moi, je ne connais rien en musique. Toi, tu ne connais rien en art", disait-il à son grand ami Claude Nobs, ancien directeur du MJF.

Le Conseil de Fondation et toute l’équipe du Montreux Jazz Festival lui rendent aujourd’hui hommage par le rappel des œuvres qu’il a fait naître, les affiches signées Jean Tinguely (1982), Keith Haring (1983) et Max Bill (1991) notamment.

Constellation d'intérêts

Quant au Musée Jenisch qui présente jusqu'au 11 août une partie de la collection d'oeuvres du résident de Saint-Saphorin (VD), il souligne que Pierre Keller a été une figure emblématique de la scène artistique en Suisse et bien au-delà.

Pierre Keller nourrissait une constellation d'intérêts présents dans ce projet: de la musique à l'architecture et au design, en passant par le vin et la vigne. Et de souligner son humour sa générosité et son extrême gentillesse ces derniers mois.

"Ta créativité, ta folie, ton énergie, ton amitié. Pierre Keller, tu vas terriblement nous manquer. Prends-soin de toi là-haut", écrit Nicolas Bideau, directeur de Présence suisse sur Twitter. "Un amoureux du terroir" s'en est allé, soulignent pour leur part les paysans romands également dans un tweet.

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