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La mobilisation de vendredi a dégénéré en affrontement dans les rues de Kaboul (archives)

KEYSTONE/AP/MASSOUD HOSSAINI

(sda-ats)

Les rues du centre de Kaboul ont été fermées samedi sur ordre des autorités. Elles veulent éviter de nouvelles manifestations contre l'impuissance du gouvernement d'Ashraf Ghani à assurer la sécurité de la capitale afghane.

Le samedi est un jour de semaine ordinaire en Afghanistan, mais plusieurs quartiers de la capitale ont été bouclés avec mise en place de barrages de sécurité et patrouilles de véhicules blindés.

Quatre personnes avaient trouvé la mort la veille lorsqu'un rassemblement faisant suite au carnage de mercredi (80 morts et 460 blessés) a dégénéré en affrontement avec les forces de l'ordre qui ont tiré en l'air pour disperser la foule. L'envoyé spécial des Nations unies en Afghanistan a lancé un appel au calme.

Les manifestants qui s'étaient rassemblés près du site de l'explosion de mercredi ont pointé la responsabilité de M. Ghani et de son chef du gouvernement Abdullah Abdullah. "Ghani ! Abdullah ! Démission ! Démission !" proclamait une banderole sur laquelle avaient été apposées les images d'enfants ensanglantés.

Ces troubles ont accentué la pression sur le gouvernement du président Ashraf Ghani, accusé d'être incapable d'assurer la sécurité dans Kaboul. L'attentat au camion piégé de mercredi est l'un des plus meurtriers qu'ait subis la capitale depuis l'intervention militaire américaine et le renversement du régime des taliban fin 2001.

ATS

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