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Le CERN a annoncé mardi qu'il devrait être en mesure de prouver dans les mois qui viennent l'existence ou la non-existence du boson de Higgs. Les physiciens pensent en tout cas être parvenus à délimiter la zone où se cacherait l'insaisissable particule.

"Nous avons circonscrit la gamme de masse la plus probable pour le boson de Higgs dans un créneau de 116-130 GeV (giga électronvolt)", a déclaré lors d'un séminaire qui s'est tenu mardi au CERN, Fabiola Gianotti, la porte-parole de la collaboration Atlas, une des expériences menées grâce au grand collisionneur de hadrons (LHC).

Prudence

Les physiciens ont constaté un "singulier excédent d'événements autour de 125 GeV". Pour le moment, aucune conclusion ne peut toutefois être tirée. "Nous avons besoin de plus d'études et de plus de données", a averti Mme Gianotti. Grâce aux performances du LHC, l'espoir est grand de pouvoir résoudre l'énigme en 2012.

"A ce stade, ce que nous voyons correspond soit à une fluctuation du bruit de fond, soit à la présence du boson", a pour sa part relevé Guido Tonelli, porte-parole de l'expérience CMS. Le scientifique est persuadé que les données que continuera à fournir le LHC permettront de trancher la question d'ici à quelques mois.

Dernière pièce du puzzle

Le boson de Higgs, également surnommé particule de Dieu, n'existe pour l'instant que dans les livres. Il est prédit par le Modèle standard de la physique des particules, dans une théorie qui a été avancée pour la première fois dans les années 1960. Le mystérieux élément est censé donner leur masse aux autres particules.

Le LHC, le plus puissant accélérateur de particules du monde, a entre autres été construit pour traquer le boson de Higgs.

ATS